Par René DOKOU, le 11 Janvier 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Un accord de paix a été signé à la fin de l’année 2025 entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, sous l’impulsion du président américain Donald Trump. Présenté comme une avancée diplomatique majeure pour la région des Grands Lacs, ce texte est le fruit d’efforts conjugués de plusieurs acteurs internationaux et africains, parmi lesquels le Togo, agissant au nom de l’Union africaine.
Malgré cette signature, la situation sur le terrain demeure préoccupante. Les affrontements se poursuivent dans l’est de la RDC entre les forces armées congolaises et les milices du M23, accusées par Kinshasa d’être soutenues par Kigali. Cette persistance des combats met en lumière la fragilité du processus engagé et souligne l’écart entre les engagements diplomatiques et leur traduction concrète sur le terrain.
Face à cette impasse, un sommet de haut niveau est prévu le 17 janvier à Lomé. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des initiatives diplomatiques récentes, notamment la déclaration américaine issue de la réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité tenue le 20 novembre 2025. Elle vise à relancer la dynamique de paix et à créer les conditions d’une désescalade durable.
Le sommet de Lomé poursuivra plusieurs objectifs clés : restaurer la confiance entre la RDC et le Rwanda, harmoniser la mise en œuvre des accords de paix existants et renforcer la coopération entre les acteurs africains et internationaux impliqués dans la résolution du conflit.
Le choix de la capitale togolaise confirme le rôle central du Togo comme médiateur. Agissant au nom de l’Union africaine, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, multiplie les initiatives pour faciliter le dialogue entre Kinshasa et Kigali et accompagner l’application effective de l’accord de paix signé sous l’égide américaine.
Le conflit entre la RDC et le Rwanda, alimenté par les activités du M23, continue de menacer la stabilité de l’ensemble de la région des Grands Lacs. La mobilisation diplomatique des États-Unis, de l’Union africaine et de pays médiateurs tels que le Togo et le Qatar illustre l’urgence de parvenir à une solution politique durable.
Dans ce contexte, le sommet de Lomé apparaît comme une étape décisive. Il constituera un test majeur de la volonté réelle des parties à mettre fin aux hostilités et à transformer un accord de paix encore fragile en une réalité tangible pour les populations affectées.
















