Gesti
Par René DOKOU, le 21 avril 2022
(IMPARTIAL ACTU)- Il vaut mieux se préparer Pour faire face aux aléas naturels que de vouloir à chaque fois jouer aux pompiers. L’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), l’a bien compris surtout avec l’avènement de la Covid-19 et décide désormais de se lancer dans une démarche “anticipative et adaptative” à partir d’une synthèse des connaissances sur les aléas récurrents dans le pays. Dans le prolongement de cette stratégie, un atelier de révision du plan National de Contingence (PNC) et du plan d’Organisation de la Réponse de Sécurité Civile (plan ORSEC) a démarré mercredi 20 avril à Lomé.
Pendant 4 jours (du 20 au 23 avril 2022), il sera question d’amener les acteurs des services de gestion des situations d’urgence et de catastrophes naturelles à approfondir et étudier les deux documents afin de les actualiser. Le PNC et le plan ORSEC sont deux documents majeurs très important pour la gestion des situations d’urgence, c’est pourquoi leur révision est très attendue au terme des travaux de cette rencontre.
Le Togo, très bon élève en matière d’intervention face aux situations d’urgence…
Face aux conséquences désastreuses des situations d’urgences ou de catastrophes, une bonne planification des actions coordonnées et concertées demeure indispensable pour protéger les communautés. Dans cette veine, le Togo a, depuis 2007, mis en place la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes en se dotant des mécanismes et instruments de planification efficaces.
“Aujourd’hui nous avons une bonne stratégie de gestion des catastrophes naturelles. Nous avons des documents qui sont régulièrement révisés : le plan national de contingence révisé tous les ans et le plan ORSEC révisé tous les deux ans. Avec la mise en œuvre efficace de ces outils sous la coordination de l’ANPC on peut se réjouir”, a indiqué Colonel Akobi Mensah, représentant du ministre de la sécurité et de la protection civile à l’ouverture de l’atelier.
L’avènement de la Covid-19, révèle des limites, d’où la nécessité d’une stratégie anticipaticive ou de préparation…
Cependant poursuit le Colonel Akobi Mensah, l’avènement de la pandémie de COVID-19 a révélé les limites du dispositif national de réponse en l’absence de l’intégration des épidémies et des pandémies dans la gestion des catastrophes et les profils de risque. Pour tirer les leçons de cette réalité, argue-t-il, la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent dans la sous-région, incite à accorder une importance particulière au dispositif national de planification pour une gestion efficace et efficiente des catastrophes relatives aux différents aléas et menaces.
“Mais aussi chacun dans son coin doit faire un effort pour préserver ces situations d’urgence. C’est des catastrophes naturelles, elles peuvent subvenir à tout moment. Mais lorsque nous prenons des dispositions en amont on peut faciliter l’intervention des structures en charge de la gestion des situations d’urgence”, a-t-il conseillé.
Un appel à la responsabilité des acteurs impliqués…
Le Directeur Général de l’ANPC, Lieutenant- Colonel, BAKA Yoma a rappelé aux participants à cet atelier que la réussite de la préparation et de la réponse aux crises nécessite un leadership fort pour assurer la direction stratégique de tous les acteurs, la clarification des rôles et les responsabilités.
“J’en appelle donc à la responsabilité de chaque acteur, chacun à son niveau de responsabilité. Les deux outils de planification qui vont sortir de vos travaux devront tenir compte des moyens nécessaires et des ressources disponibles en cas d’urgence de tous les secteurs impliqués ce qui marquera un nouveau départ dans la gestion efficiente des situations d’urgences dans notre pays”, a-t-il exhorté.
Pour rappel, l’atelier vise à revisiter le PNC et le Plan ORSEC à travers une analyse approfondie de leur contenu, surtout en tenant compte du contexte actuel.
















