Par René DOKOU, le 26 Septembre 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique hausse le ton face à des pratiques tarifaires jugées illégales dans certains établissements publics. Dans une note de service adressée aux Directions régionales de la santé (DRS), aux Directions préfectorales de la santé (DPS) et aux responsables des hôpitaux, le ministre Professeur Tchin DARRE rappelle l’obligation stricte de respecter la tarification officielle des actes médicaux couverts par l’Assurance Maladie Universelle (AMU).
Selon le ministre, des formations sanitaires publiques continueraient à imposer des tarifs supérieurs à ceux prévus par l’arrêté interministériel n°122/2024/MSHP/MAUS/MEF du 27 mars 2024. Ce texte fixe la tarification provisoire des prestations médicales prises en charge par l’AMU. Toute déviation, prévient-il, constitue une violation flagrante de la loi.
« La tarification provisoire fixée par l’arrêté précité constitue l’unique référence légale et obligatoire », rappelle la note. En clair, aucune structure sanitaire publique n’a le droit d’appliquer des frais parallèles, sous peine de sanctions. Le ministre va plus loin en avertissant que ces pratiques pourraient être assimilées à une fraude à l’assurance.
Le message est clair : tolérance zéro pour les dépassements tarifaires. Les DRS, DPS et directeurs d’hôpitaux sont désormais sommés de prendre des mesures fermes afin de garantir la conformité des facturations dans leurs établissements respectifs. L’objectif affiché est de préserver la crédibilité et l’efficacité de l’AMU, un dispositif essentiel pour élargir l’accès aux soins.
« J’en appelle à la rigueur et au professionnalisme de tous les responsables sanitaires afin de garantir une mise en œuvre efficace de l’Assurance Maladie Universelle au bénéfice des populations », insiste le ministre.
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement met en avant l’AMU comme pilier de sa politique de couverture sanitaire. En imposant une discipline stricte dans les structures publiques, le ministère veut éviter que des pratiques abusives ne compromettent la confiance des usagers et la réussite du dispositif.
Le ton ferme adopté par le Professeur Tchin DARRE traduit une volonté politique : protéger les assurés, renforcer la transparence et rappeler que l’AMU n’est pas une opportunité de profit illicite, mais un droit garanti aux citoyens.
















