Par René DOKOU, le 05 Février 2026
(IMPARTIAL ACTU)- À la veille de la commémoration du 21ᵉ anniversaire du rappel à Dieu du Président Gnassingbé Eyadéma, Père de la Nation, Lomé a servi de cadre à une cérémonie à forte portée symbolique : la dédicace de l’ouvrage À l’ombre du Baobab. Présidée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la rencontre s’est voulue un moment de recueillement, de transmission et de réflexion sur l’héritage politique, culturel et diplomatique de l’illustre disparu.
La présence du Chef de l’exécutif a conféré à l’événement un relief particulier, inscrivant cette initiative mémorielle dans la continuité de l’action publique en faveur de la préservation de l’histoire nationale. L’ouvrage, signé par le Doyen des Sénateurs et ancien ministre Henri Koudjolou Dogo et publié aux éditions Graines de Pensée, se présente comme un témoignage personnel et documenté sur la vie et l’œuvre du Général Gnassingbé Eyadéma.
Au nom du gouvernement, le ministre de l’Administration territoriale, le colonel Hodalo Awate, président national du comité d’organisation des hommages, a rappelé la portée de l’acte posé. « L’acte que nous posons aujourd’hui dépasse largement la simple dédicace d’un ouvrage. Il constitue un acte de mémoire active, une entreprise de transformation et un geste d’intelligence collective du passé », a-t-il déclaré, soulignant que, dans un monde marqué par des ruptures et des recompositions géopolitiques, la mémoire demeure un outil stratégique de compréhension du présent et d’orientation de l’avenir.
Dans cette même dynamique, il a salué l’engagement constant de l’Honorable Henri Koudjolou Dogo pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine moral et politique togolais. L’auteur, acteur et témoin privilégié de plusieurs décennies de la vie institutionnelle du pays, livre à travers cet ouvrage un regard rétrospectif nourri d’expériences vécues aux côtés du Père de la Nation.
Le titre À l’ombre du Baobab n’est pas fortuit. Arbre emblématique des sociétés africaines, le baobab symbolise la force, la sagesse collective, la longévité et la cohésion sociale. Il est lieu de rassemblement et de transmission intergénérationnelle. À l’image de cet arbre tutélaire, le Général Gnassingbé Eyadéma est présenté comme un repère mémoriel durable, dont l’ombre continue de protéger et d’inspirer la construction nationale.
Structuré en plusieurs chapitres, notamment Ici a commencé l’histoire, Eyadéma au pouvoir, Le baobab s’enracine et L’aigle s’en est allé, l’ouvrage retrace les grandes étapes d’une époque marquée par la quête de stabilité, l’affirmation de l’État et la consolidation de l’unité nationale. L’auteur y mêle analyse historique et souvenirs personnels, offrant ainsi une lecture à la fois intime et politique de cette période.
Au-delà de l’hommage, le livre s’inscrit dans la continuité de la vision éducative et culturelle portée par le feu Président Gnassingbé Eyadéma : former des citoyens enracinés dans les valeurs africaines, conscients de leur histoire et ouverts au monde. Il se veut également un outil d’éducation civique et un support de réflexion sur les dynamiques de construction de l’État postcolonial en Afrique.
Cette dimension pédagogique a été concrétisée par la remise d’exemplaires de l’ouvrage à la jeunesse présente à la cérémonie. Étudiants de l’Université de Kara, élèves des écoles militaires et apprenants de plusieurs instituts de la région ont ainsi reçu ce livre, appelés à s’approprier son contenu et à en faire un socle de réflexion et d’engagement citoyen. Le ministre a, à cet effet, exhorté les jeunes, les acteurs politiques et ceux de la société civile à incarner au quotidien les valeurs mises en exergue : patriotisme, dignité, civisme, citoyenneté, panafricanisme, dévouement au service de la Nation et quête de l’excellence.
Prenant la parole, l’Honorable Henri Koudjolou Dogo a exprimé sa gratitude au Président du Conseil pour sa présence et ses orientations, qu’il a qualifiées de hautement symboliques. Il y voit le témoignage de l’attachement constant des plus hautes autorités de l’État à la mémoire nationale et à la reconnaissance des figures majeures de l’histoire du Togo.
À quelques heures de la commémoration du 21ᵉ anniversaire du rappel à Dieu du Père de la Nation, la dédicace de À l’ombre du Baobab s’impose comme un moment fort de transmission et de méditation collective. À travers cette initiative, la nation togolaise réaffirme son attachement aux valeurs républicaines et à la mémoire d’un homme dont l’empreinte continue de marquer le destin du pays.
















