Par René DOKOU, le 15 Janvier 2026
(IMPARTIAL ACTU)-;Les établissements de crédit togolais ont contribué à hauteur de 16,2 % aux financements bancaires transfrontaliers accordés aux 400 plus grandes entreprises de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) à fin septembre 2025, selon les données de la BCEAO. Cette performance place le Togo parmi les principaux acteurs régionaux, derrière le Burkina Faso (33,1 %), le Bénin (21,0 %) et le Niger (17,2 %).
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de flux commerciaux croissants entre la côte et l’hinterland, notamment depuis le Togo et le Bénin vers les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Burkina Faso, Niger et Mali — ainsi que vers le Nigeria, hors UMOA. Le positionnement géographique et logistique du Togo renforce ainsi le rôle de son système bancaire dans le financement des échanges régionaux.
À l’échelle communautaire, les financements bancaires transfrontaliers poursuivent leur progression. L’encours s’est établi à 405,6 milliards FCFA à fin septembre 2025, soit 4,1 % du total des gros risques, contre 400,9 milliards FCFA trois mois plus tôt et 295,1 milliards FCFA un an auparavant. Cette hausse traduit l’implication croissante de plusieurs systèmes bancaires nationaux, dont celui du Togo, dans le soutien aux activités économiques internationales.
Toutefois, cette montée en puissance s’accompagne d’un enjeu majeur : la concentration du crédit. Au Togo, les 50 plus grandes entreprises captent 38,1 % des crédits bancaires à l’économie, un niveau supérieur à celui observé dans plusieurs pays de l’Union.
Si les financements transfrontaliers favorisent les grands groupes et l’intégration régionale, ils soulèvent aussi la question de l’équilibre avec l’accès au crédit des PME, encore largement dépendantes des marchés domestiques.
















