CEPD 2025 : Quand les filles redessinent la carte du mérite scolaire

0
642

Par René DOKOU, le 16 Juin 2025

(IMPARTIAL ACTU)- Alors que les épreuves du Certificat d’Études du Premier Degré (CEPD) battent leur plein sur toute l’étendue du territoire, une réalité discrète mais significative se dessine dans les rangs des candidats : la percée silencieuse des filles.

Pour cette session 2025, elles sont 115 234 à s’aligner face aux épreuves, soit près de 49,56 % de l’effectif global de 232 530 candidats. Une quasi-parité historique, symbole d’un virage progressif mais sûr dans la dynamique éducative nationale.

Les chiffres bruts n’auraient pu mieux illustrer ce basculement. Le plus jeune et le plus âgé des candidats de cette édition sont… des femmes ! À seulement 8 ans, A. Akou Claudine, élève à l’école privée laïque « Prince Kpodar » de Lomé, impressionne déjà par sa précocité. À l’opposé, Mme A. Akouélé, 75 ans, fait preuve d’un courage admirable en se présentant aux épreuves comme candidate libre, une démarche inspirante pour plusieurs générations. Entre les deux, Mlle K. Akouvi, née en 2000, parachève ce triptyque féminin qui incarne à la fois espoir, résilience et persévérance.

Au-delà des statistiques, ce sont les fruits des politiques éducatives inclusives, portées notamment par les efforts conjoints du gouvernement, des partenaires au développement et de la société civile, qui s’expriment à travers ces visages féminins. Campagnes de scolarisation, gratuité des frais d’inscription, sensibilisation sur le maintien des filles à l’école… Les résultats, longtemps attendus, commencent à émerger avec constance.

Le CEPD 2025 devient ainsi un miroir de l’évolution sociale et culturelle en matière d’accès des filles à l’éducation. Sans tambour ni trompette, les élèves-filles confirment leur ancrage dans le système éducatif. Elles avancent à leur rythme, mais avec une détermination sans faille, traçant une voie nouvelle pour l’avenir de l’école togolaise.

Si les résultats sont attendus avec impatience dans les semaines à venir, une chose est déjà certaine : les filles ne sont plus seulement candidates, elles sont désormais forces vives de la réussite scolaire au Togo. Une victoire discrète mais décisive, qui mérite d’être célébrée.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici