Par René DOKOU, le 07 Juillet 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Depuis le début de l’année 2026, le système de surveillance épidémiologique du Togo constate une augmentation progressive des cas de dengue dans la région sanitaire du Grand-Lomé. Cette évolution, jugée préoccupante par les autorités sanitaires, appelle à une vigilance renforcée et à des mesures de précaution strictes.
Une maladie virale transmise par les moustiques
La dengue est une infection virale transmise à l’être humain par la piqûre du moustique, dont la prolifération s’intensifie en saison des pluies. Contrairement à certaines croyances, la maladie ne se transmet pas directement d’une personne à une autre. Les moustiques vecteurs sont particulièrement actifs le matin et en fin de journée, ce qui accroît les risques d’exposition.
Des symptômes proches du paludisme
Les signes de la dengue ressemblent souvent à ceux du paludisme ou d’autres fièvres virales. Les patients présentent généralement une fièvre élevée, une fatigue intense, des maux de tête, des douleurs musculaires ou articulaires, des nausées et des vomissements. Dans certains cas, des éruptions cutanées apparaissent. Ces symptômes peuvent être accompagnés de saignements, rendant la maladie plus dangereuse. Sans une prise en charge rapide et adaptée, la dengue peut évoluer vers des complications graves, voire entraîner le décès.
La réponse des autorités sanitaires
Face à cette recrudescence, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances a renforcé son dispositif de lutte. Trois axes majeurs ont été définis : intensification de la surveillance épidémiologique pour détecter et notifier rapidement les cas, gratuité de la prise en charge médicale, et campagnes de sensibilisation auprès de la population.
Les mesures de prévention à adopter
Les autorités insistent sur l’importance des gestes préventifs. Dormir sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide, porter des vêtements couvrants, utiliser des répulsifs cutanés et détruire les gîtes larvaires autour des habitations sont des pratiques essentielles. L’assainissement régulier de l’environnement demeure également une condition indispensable pour réduire la prolifération des moustiques.
Une mobilisation collective nécessaire
Le Ministère appelle chaque citoyenne et chaque citoyen à la responsabilité et à la discipline. Toute suspicion de dengue doit conduire immédiatement à une consultation dans une formation sanitaire afin d’assurer une prise en charge rapide. La maladie peut être guérie si elle est détectée précocement, mais elle exige une vigilance constante.
Un appel à la responsabilité citoyenne
Jean-Marie Koffi Tessi, Ministre de la Santé, souligne que la lutte contre la dengue ne peut réussir sans une mobilisation collective. Selon lui, la prévention repose sur l’engagement de chacun à appliquer les mesures recommandées. La recrudescence actuelle rappelle que la santé publique est une responsabilité partagée et que la discipline communautaire est la clé pour contenir la propagation.
Une menace saisonnière récurrente
La dengue, comme d’autres maladies vectorielles, connaît une recrudescence en période de pluies. Les experts estiment que la combinaison de facteurs climatiques et environnementaux favorise la multiplication des moustiques. Cette réalité impose une vigilance accrue chaque année, avec des campagnes de sensibilisation régulières pour rappeler les gestes de prévention.
Vers une stratégie durable
Au-delà de la réponse immédiate, les autorités sanitaires envisagent une stratégie durable pour réduire l’impact de la dengue. Le renforcement des capacités de surveillance, l’amélioration des infrastructures sanitaires et la sensibilisation continue des populations figurent parmi les priorités. La lutte contre la dengue s’inscrit ainsi dans une démarche globale de protection contre les maladies infectieuses.
La recrudescence des cas de dengue dans le Grand-Lomé constitue un signal d’alerte pour l’ensemble de la population. Les autorités sanitaires ont pris des mesures fortes, mais leur efficacité dépend de l’implication citoyenne. La vigilance, la discipline et la mobilisation collective sont les armes essentielles pour contenir cette menace et protéger la santé publique.
















