Par René DOKOU, le 09 Janvier 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Héros national après l’épopée du Mondial 2022, Walid Regragui vit aujourd’hui des heures plus tourmentées. Toujours en lice dans sa Coupe d’Afrique des nations, organisée à domicile, le sélectionneur des Lions de l’Atlas est devenu le centre de gravité de toutes les critiques. Au Maroc, la CAN 2025 a un mot d’ordre implicite : gagner, ou partir.
Sportivement, le Maroc avance, mais sans convaincre. La qualification arrachée face à la Tanzanie en huitièmes de finale a laissé un goût d’inachevé. Jeu jugé trop prudent, animation offensive poussive, dépendance aux cadres de 2022, manque de liant collectif : le réquisitoire est sévère. Regragui, lui, assume. Peu importe la manière, seule la victoire compte.
À l’approche du quart de finale face au Cameroun, la tension est palpable. « Au Maroc, il y a 40 millions de sélectionneurs », sourit Youcef, venu d’Avignon soutenir les Lions. Avec son ami Samir, il appelle à la mesure. Le statut d’ultrafavori et la pression du pays hôte expliquent, selon eux, l’exigence démesurée. « Il sait comment gagner en Afrique. Il y a aussi des critiques infondées », assure Samir.
Mais derrière la défense, le verdict est sans appel. « S’il ne gagne pas la CAN, il devra partir », lâche Abdelghani, supporter du Wydad et admirateur de longue date de Regragui. Une sentence partagée par beaucoup. Le sélectionneur le sait : l’échec à domicile ne serait pas pardonné, d’autant que la relève est visible. Les succès récents des Lionceaux U20 de Mohamed Ouahbi et du Maroc A’ de Tarik Sektioui ont ravivé l’appétit et renforcé la concurrence.
Pour l’heure, l’union sacrée est de mise. Les critiques se taisent provisoirement, l’espoir demeure intact. Mais le message est clair : Walid Regragui joue plus qu’un quart de finale. Il joue son avenir.
















