Par René DOKOU, le 09 Juillet 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Les incendies de végétation survenus durant l’intersaison 2024-2025 ont laissé derrière eux des exploitations dévastées, frappant durement les producteurs togolais de café et de cacao. Loin des projecteurs, la réparation s’organise depuis juin 2026 à travers une vaste opération de reconstitution des plantations sinistrées.
Une mobilisation institutionnelle et environnementale
Le Comité de Coordination pour les Filières Café-Cacao (CCFCC) s’est associé à l’ONG Avenir de l’Environnement (ADE) pour distribuer gratuitement des plants aux producteurs touchés. Cette action s’inscrit dans le cadre des Plans de Développement des Filières Café et Cacao (PDCC), qui placent désormais la résilience climatique au cœur de la stratégie agricole nationale.
Des chiffres révélateurs de l’ampleur du désastre
Au total, 573 producteurs, dont 76 femmes, ont bénéficié de 400 000 plants : 100 000 caféiers, 150 000 cacaoyers et 150 000 plants agroforestiers. Ces dotations couvrent 332 hectares de plantations détruites, répartis entre 197 hectares de café et 135 hectares de cacao. L’ampleur de l’opération illustre la gravité des pertes et l’importance des moyens déployés pour y répondre.
Diversification et résilience au cœur de la stratégie
Au-delà de la simple replantation, l’intégration de plants agroforestiers traduit une volonté de bâtir des systèmes agricoles plus durables. Ces arbres, en diversifiant les cultures, contribuent à limiter les effets du climat et à réduire les risques de propagation des incendies futurs.
Une attention portée aux productrices
La participation de 76 femmes à cette opération marque une avancée dans des filières où l’accès aux ressources reste souvent inégal. Cette démarche vise à corriger, dans le processus de reconstruction, les disparités persistantes entre producteurs et productrices.
Une synergie entre expertise et pilotage
Le partenariat entre le CCFCC et l’ADE illustre la complémentarité entre institutions publiques et acteurs de terrain. Les premières définissent le cadre stratégique et mobilisent les moyens, tandis que les seconds apportent leur connaissance fine des réalités locales et leur proximité avec les communautés.
L’adaptation climatique comme enjeu central
Au-delà de la réparation immédiate, cette initiative met en lumière la nécessité d’anticiper les chocs climatiques à venir. La reconstruction des plantations sinistrées rappelle que l’avenir des filières café-cacao dépend désormais de leur capacité à intégrer la résilience dans leurs pratiques, plutôt que de se limiter à des réponses ponctuelles.
















