Par René DOKOU, le 17 Juin 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Les cérémonies funéraires de Sa Majesté Ewéfiaga Togbui Agokoli IV, Roi des Ewé, se poursuivent à Notsè depuis leur ouverture lundi. Le palais royal est devenu le centre d’une intense mobilisation où se succèdent délégations officielles, autorités locales, organisations professionnelles et populations venues de toutes les régions du pays pour rendre un dernier hommage au souverain disparu.
La délégation de Haho en première ligne
Dans la matinée du mardi 16 juin, le préfet de Haho, Colonel Gnakou Alowègnim, a conduit une délégation composée de maires, conseillers municipaux, responsables administratifs et acteurs du secteur privé. Au nom de la préfecture, il a salué la mémoire d’un roi qu’il a décrit comme « un homme de paix et de dialogue, artisan de la cohésion sociale ». Après son allocution, il a signé le livre de condoléances, marquant la solidarité de sa circonscription avec la famille royale.
Les chefs traditionnels mobilisés
La cérémonie a également vu la présence de nombreuses délégations de chefs coutumiers venus des régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale. Leur déplacement illustre l’importance nationale de Togbui Agokoli IV, figure respectée pour son rôle dans la préservation des traditions et la consolidation de l’unité du peuple Ewé. Ces autorités coutumières ont exprimé leur compassion et leur reconnaissance envers l’illustre disparu.
Les organisations professionnelles solidaires
Au-delà des autorités politiques et traditionnelles, plusieurs corps professionnels ont tenu à témoigner leur attachement au roi. Les représentants du secteur des transports, notamment l’Union nationale des transporteurs du Togo (UNATROT), l’Union des routiers du Togo (URT) et l’Union des syndicats des conducteurs routiers du Togo (USYCORT), ont présenté leurs condoléances. La Chambre des métiers du Togo a également dépêché une délégation, soulignant l’impact du souverain sur la vie sociale et économique du pays.
Une dimension culturelle et symbolique
Dans l’après-midi, les populations du quartier Adimè ont exécuté la danse traditionnelle Mamano. Considérée comme l’une des plus anciennes de Notsè, cette danse guerrière a été offerte en hommage au roi défunt. Par ce rituel, les habitants ont réaffirmé leur attachement aux valeurs ancestrales et à l’héritage culturel du peuple Ewé. La prestation a donné une dimension spirituelle et identitaire aux cérémonies, rappelant le rôle du souverain comme gardien des traditions.
Un hommage qui transcende les frontières locales
La diversité des délégations présentes à Notsè témoigne de l’ampleur de la perte ressentie par la nation. Autorités administratives, chefs coutumiers, syndicats, associations professionnelles et populations anonymes se sont unis dans un même élan de respect et de reconnaissance. Les obsèques de Togbui Agokoli IV apparaissent ainsi comme un moment de communion nationale, où se mêlent douleur, mémoire et célébration de l’héritage laissé par le Roi des Ewé.
Une figure de paix et de cohésion
Au fil des témoignages, une image commune se dégage : celle d’un souverain profondément attaché au dialogue et à la paix. Togbui Agokoli IV est unanimement salué comme un pilier de la cohésion sociale, un médiateur dans les moments de tension et un défenseur des valeurs traditionnelles. Sa disparition laisse un vide considérable, mais son héritage demeure une source d’inspiration pour les générations futures.
Les cérémonies funéraires de Notsè ne sont pas seulement un adieu à un roi ; elles constituent un acte de mémoire collective et de reconnaissance nationale. À travers les hommages successifs, le peuple togolais exprime son unité et son attachement aux valeurs incarnées par Togbui Agokoli IV. Le palais royal continue de recevoir délégations et visiteurs, signe que l’écho de son œuvre résonnera longtemps dans la conscience nationale.
















