Arbitrage contesté et tensions extrêmes : le coup d’État footballistique manqué au Maroc

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Par René DOKOU, le 19 Janvier 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Entre scandale arbitral, manque de fair-play du public marocain et gestes déplacés de certains joueurs, la finale de la Coupe d’Afrique des Nations a viré à l’aigre. Pour de nombreux passionnés du football africain, ce match restera comme la tentative avortée d’un « coup d’État footballistique » sur une pelouse.

Tout bascule à la 87ᵉ minute. Dans un cafouillage devant les buts marocains, le Sénégal pense ouvrir le score. Mais l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo annule le but pour une faute supposée sur Achraf Hakimi. Une décision jugée largement incompréhensible par le public neutre, les observateurs et plusieurs professionnels du football, qui n’y voient aucune irrégularité manifeste. La tension monte aussitôt, notamment sur le banc sénégalais, médusé.

Quelques minutes plus tard, dans les ultimes secondes du temps additionnel, l’arbitre accorde un penalty au Maroc après de véhémentes réclamations de Brahim Díaz, l’obligeant à consulter la VAR. Une décision très mal perçue par le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw, qui demande à ses joueurs de quitter la pelouse en signe de protestation. Il faudra l’intervention de Sadio Mané pour ramener le calme et rappeler ses coéquipiers à l’ordre.

Le penalty est finalement tiré… et manqué par Brahim Díaz. Le Sénégal, toujours debout malgré la pression, trouve la délivrance en prolongation. Pape Gueye inscrit le but victorieux lors de la première mi-temps supplémentaire, offrant la Coupe d’Afrique des Nations aux Lions de la Téranga.

Au-delà du résultat, la rencontre laisse un goût amer. Entre décisions arbitrales controversées, atmosphère hostile et gestes antisportifs — à l’image de l’épisode de la serviette du gardien sénégalais Édouard Mendy — cette finale a cristallisé les frustrations. Mais sur le terrain, le verdict est resté sportif : le Sénégal a résisté à la tempête et triomphé.

C’est ainsi que, dans les tribunes et sur les réseaux, est née l’expression d’un « coup d’État footballistique manqué » au Maroc. Une formule forte pour résumer un match où la polémique a longtemps menacé d’éclipser l’essentiel : la victoire d’une équipe qui n’a jamais renoncé.

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