Par René DOKOU, le 30 Décembre 2025
(IMPARTIAL ACTU)- 2025, une année en demi-teinte, entre dissonances et accords majeurs
Comme une longue partition traversée de silences pesants et de montées en puissance, l’année 2025 s’est imposée comme une œuvre contrastée. Dans tous les registres économique, politique, social et culturel les peuples ont dû composer avec des notes parfois graves, parfois lumineuses. Crises, incertitudes, combats quotidiens, mais aussi résilience, créativité et victoires discrètes ont rythmé cette année au tempo irrégulier. Au Togo comme ailleurs, la société a avancé à contre-temps, cherchant l’harmonie dans un monde souvent dissonant. C’est précisément dans ce contexte que la musique, fidèle chef d’orchestre des émotions collectives, a repris son rôle de refuge et de boussole.
All-Reggae Star 228, une sortie en fanfare pour clore l’année
Pour boucler cette année en beauté et attaquer la nouvelle avec panache, le groupe All-Reggae Star 228, piloté par l’inusable artiste-chanteur Clément WOR, a frappé fort. En début de semaine, la formation a dévoilé un tube XXL intitulé « Bonne année », déjà promis à un succès populaire retentissant. Dès les premières mesures, le riddim accrocheur agit comme un appel irrésistible : les jeunes envahissent la piste, les parents se lèvent de leurs chaises, et même les seniors se laissent aller à quelques pas chaloupés. La chanson traverse les générations comme un refrain universel, simple et fédérateur.
Une performance vocale au service de l’émotion et du message
Sur le plan artistique, « Bonne année » séduit par la qualité de son interprétation. Les voix, chaleureuses et bien posées, glissent sur une instrumentation reggae maîtrisée, où chaque note semble avoir trouvé sa juste place. Rien n’est laissé au hasard : les harmonies vocales enveloppent l’auditeur, tandis que la rythmique, à la fois douce et entraînante, installe une ambiance conviviale, presque familiale. Le morceau respire la gaieté, l’espérance et cette chaleur humaine propre aux grandes chansons de fin d’année.
Un refrain-manifeste pour l’espérance collective
« Bonne année, bonne année à toutes et tous » : ce refrain, martelé avec ferveur, constitue le cœur battant du titre. Plus qu’une simple formule de vœux, il agit comme un mantra collectif, un souhait chanté à l’unisson. Les artistes, pétris de talent et d’inspiration, transforment la chanson en messager d’espoir, rappelant que chaque nouvelle année est une page blanche où tout peut encore s’écrire.
Foi, prière et bénédictions au centre de la composition
Fervents croyants, les auteurs-compositeurs du morceau invitent les Togolais à un moment d’introspection spirituelle. Dans un passage fort, ils appellent chacun à se mettre à genoux pour prier et invoquer le Tout-Puissant, présenté comme le véritable chef d’orchestre du monde. La chanson devient alors une prière chantée, un gospel reggae où la foi se mêle au groove, rappelant que la spiritualité peut aussi danser.
Des vœux chantés pour 2026, entre prophétie et encouragement
Le message se fait encore plus direct lorsqu’il évoque l’avenir : que tout ce qui n’a pas pu se réaliser en 2025 se concrétise en 2026. Demandeurs d’emplois, foyers en attente d’enfant, étudiants en quête de réussite : chacun se reconnaît dans ces paroles qui sonnent comme une bénédiction. Santé, prospérité, longévité, mais aussi fierté du travail accompli et dignité dans l’effort quotidien, sont les accords majeurs de cette composition.
Une chanson-bouclier contre les épreuves de demain
All-Reggae Star 228 va plus loin en formulant des souhaits clairs : réussites, victoires, absence d’accidents, refus des maladies et des décès. « Bonne année » se dresse ainsi comme un bouclier musical, une déclaration d’intentions positives face aux incertitudes de demain. En refermant l’année 2025 sur cette note lumineuse, le groupe offre au public une bande-son idéale pour entrer en 2026 le cœur léger et l’âme en cadence.
















