Reine des Sciences : la Fondation Assal fait le point devant Prof Komi Selom Klassou

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Par René DOKOU, le 14 Octobre 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Quatre promotions, cinquante-sept lauréates et un même objectif : faire de l’excellence scolaire féminine dans les filières scientifiques un acquis durable. Ce mardi, la Présidente de la Fondation Assal, Abira Bonfoh, accompagnée des membres du jury du concours Reine des Sciences et Technologies, a rendu compte des résultats de l’initiative au Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Komi Selom Klassou, qui les a reçues en audience.

Une audience placée sous le signe de la gratitude

La délégation s’est d’abord acquittée d’un devoir de reconnaissance. Elle a remercié le Président de l’Assemblée nationale pour le soutien et les facilités accordés à la Fondation, en particulier lors de la quatrième édition du concours, organisée au sein même de l’institution parlementaire.

Ce geste n’a rien d’anodin. Accueillir une compétition dédiée à la promotion des sciences et des technologies auprès des jeunes filles, c’est lui offrir une tribune de premier plan et la placer sous un patronage institutionnel qui en renforce la portée. En ouvrant ses portes au concours en début d’année, l’Assemblée nationale a conféré à l’initiative une visibilité et une légitimité appréciables.

Cinquante-sept lauréates, quatre promotions

L’essentiel de la visite tenait toutefois ailleurs. Au-delà des remerciements, la délégation est venue présenter le bilan de ses actions. Selon Abira Bonfoh, la Fondation compte aujourd’hui 57 lauréates, issues des promotions 2022, 2023, 2024 et 2025.

Le chiffre dit la constance d’un programme qui ne s’est pas contenté d’un coup d’éclat. D’une édition à l’autre, le concours a distingué de nouvelles élèves et constitué, année après année, une communauté de jeunes filles dont les résultats attestent l’intérêt des filières scientifiques et technologiques.

Du lycée à l’université : un parcours suivi de près

Le concours ne s’arrête pas à la remise des distinctions. Plusieurs des premières lauréates ont déjà franchi une étape décisive : elles poursuivent désormais leur cursus dans l’enseignement supérieur. Ce passage du secondaire à l’université constitue, aux yeux de la Fondation, la meilleure mesure de l’utilité de son action.

C’est pourquoi l’organisation accorde une attention particulière au suivi du parcours scolaire et universitaire de ses bénéficiaires. Récompenser une réussite ne suffit pas, il faut l’accompagner pour qu’elle se prolonge. Cette logique de continuité, qui place l’évaluation des résultats dans la durée, constitue l’un des fils conducteurs de la démarche de la Fondation.

Un compte rendu assorti d’une quête de conseils

La rencontre ne s’est pas limitée à un exercice de reddition de comptes. Pour la Présidente de la Fondation, il s’agissait aussi de solliciter l’avis d’une personnalité dont l’expérience institutionnelle est reconnue. « Nous sommes venus lui faire le compte rendu de tout cela et aussi prendre des conseils », a-t-elle expliqué.

Cette double intention, informer et consulter, traduit une volonté d’ouverture. La Fondation n’entend pas conduire son action en vase clos : elle cherche à confronter ses méthodes et ses résultats au regard de responsables qui ont contribué à son essor, afin d’en améliorer la pertinence et l’impact.

Entretenir le dialogue avec les institutions

À travers cette audience, la Fondation Assal poursuit un objectif clair : maintenir un dialogue régulier avec les institutions de la République qui soutiennent ses actions. Pour une structure engagée dans la promotion des sciences et des technologies auprès de la jeunesse, ce lien est précieux. Il garantit l’accès à des relais, consolide la crédibilité du concours et facilite la mobilisation de partenaires.

L’initiative s’inscrit ainsi dans une démarche partagée entre société civile et pouvoirs publics, où chacun trouve son rôle : la Fondation conçoit et anime le programme, tandis que les institutions l’encouragent et lui offrent un cadre d’expression.

Susciter les vocations scientifiques chez les jeunes

L’appui apporté par l’Assemblée nationale prend, dans ce contexte, une valeur symbolique forte. En accueillant le concours, l’institution a apporté un soutien institutionnel à une initiative qui encourage l’excellence et éveille l’intérêt des jeunes pour les sciences et les technologies.

Les filières scientifiques demeurent un levier essentiel de développement, et les initiatives qui contribuent à y attirer davantage de jeunes, filles comprises, répondent à un besoin réel. Concours après concours, Reine des Sciences et Technologies s’emploie à transformer cette ambition en parcours concrets, avec des lauréates qui, pour certaines, sont déjà engagées dans des études supérieures.

Un bilan qui appelle la suite

Avec cinquante-sept lauréates en quatre promotions, des jeunes filles déjà présentes à l’université et un dialogue entretenu avec les plus hautes institutions, la Fondation Assal peut se prévaloir d’un bilan encourageant. Reste à poursuivre l’effort dans la durée, car c’est là, comme le souligne la démarche de suivi engagée par la Fondation, que se mesure la véritable portée d’une action en faveur de l’excellence scolaire.

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