CEDEAO : Charlyne Brumskine prend la tête de la Cour de justice

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Par René DOKOU, le 14 Octobre 2026

(IMPARTIAL ACTU)-La Cour de justice de la Communauté de la CEDEAO a désormais une nouvelle direction. Réunis à Abuja le 13 octobre 2026, les juges du collège renouvelé ont désigné la Libérienne Charlyne M. Brumskine pour présider l’institution. Le Béninois Désiré Henri Aihou lui est adjoint comme vice-président. Ce scrutin interne marque le début d’un nouveau cycle pour la justice régionale, après le départ de l’équipe sortante.

Une transition guidée par « Justice 2030 »

Le changement de direction coïncide avec le déploiement du plan stratégique 2026-2030, baptisé « Justice 2030 ». Ce document de référence poursuit quatre objectifs : faciliter l’accès à la justice, améliorer l’efficacité judiciaire et institutionnelle, accroître la visibilité de la Cour et affermir la confiance des citoyens dans la justice communautaire.

Un serment prêté devant le président sénégalais

Les cinq juges du nouveau collège avaient prêté serment le 6 octobre, au nouveau siège de la Commission de la CEDEAO à Abuja. La cérémonie était présidée par Bassirou Diomaye Faye, chef de l’État sénégalais et président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté.

Ils remplacent cinq magistrats : Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves (Cap-Vert), Sengu Mohamed Koroma (Sierra Leone), Dupe Atoki (Nigéria), Gberi-Bè Ouattara (Côte d’Ivoire) et Edward Amoako Asante (Ghana).

Trois autres juges autour du tttandem

Outre la présidente et son adjoint, le collège réunit Awa Bah (Gambie), Henrietta Uzoamaka Didigu (Nigéria) et le Togolais Yaouza Ouro-Sama. Brumskine et Aihou piloteront les affaires judiciaires et institutionnelles de la Cour pendant deux ans. Leur mission s’inscrit dans un mandat de quatre ans, non renouvelable, qui court jusqu’en 2030.

Le message de la nouvelle présidente

Dans son allocution d’investiture, Charlyne Brumskine a présenté son élection comme une occasion de servir la Cour, la Communauté et, plus largement, les populations ouest-africaines. « Avec une profonde humilité et un profond sens du devoir, je m’adresse à vous en tant que présidente nouvellement élue de cette distinguée institution », a-t-elle déclaré.

Elle s’est dite « pleinement consciente des obligations » qu’implique la direction d’une juridiction chargée d’interpréter et d’appliquer le droit communautaire, mais aussi de protéger les droits humains. À ses yeux, la passation des pouvoirs constitue « un moment important de continuité, de renouveau et de responsabilité collective ».

Les adieux du président sortant

Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves, qui quitte la présidence, a rappelé que la cérémonie illustre un principe fondamental : l’institution demeure au-delà des personnes qui la servent pour un temps. Il a souhaité plein succès à ses successeurs.

Le vice-président Désiré Henri Aihou a pour sa part salué l’engagement des juges sortants. Il a aussi remercié la direction, le greffier en chef par intérim, les directeurs et l’ensemble du personnel pour l’organisation de la cérémonie.

Les engagements du duo dirigeant

La présidente et son adjoint ont promis de défendre l’indépendance judiciaire, l’impartialité, l’intégrité et la redevabilité. Ils entendent travailler avec tous les membres du collège pour rendre la justice régionale plus efficace, plus accessible et plus crédible.

Sur le plan des attributions, la présidente assure la direction judiciaire d’ensemble de la Cour et la représente dans ses relations institutionnelles et extérieures. Le vice-président l’assiste dans l’exercice de ces fonctions.

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