Par René DOKOU, le 30 Juin 2026
(IMPARTIAL ACTU)- En 2026, les autorités annoncent une multiplication par trois du nombre d’inspections, une initiative qui traduit la volonté de placer la gouvernance des ressources naturelles au cœur du développement national.
Surveillance accrue pour un secteur stratégique
Après avoir inspecté 19 sociétés minières et carrières en 2024, puis autant en 2025, l’administration minière projette de contrôler 52 structures en 2026. Cette montée en puissance illustre l’importance croissante des activités extractives dans l’économie nationale et la nécessité de renforcer les mécanismes de suivi.
La répartition des inspections reflète la géographie des exploitations : 33 dans la région maritime, 6 dans la Kara, 4 dans les Plateaux, 4 dans la Centrale, 3 dans les Savanes et 2 dans le Grand Lomé. Une enveloppe de 4,6 millions de francs CFA est mobilisée pour mener à bien cette opération.
Objectifs : conformité et transparence
Les contrôles ne se limitent pas à la vérification des volumes extraits. Ils englobent la fiabilité des déclarations de production, le respect des obligations fiscales, les conditions d’hygiène et de sécurité sur les sites, ainsi que l’application des normes environnementales.
Cette démarche vise à garantir une exploitation conforme au code minier et à ses textes d’application. Elle permet aussi de fiabiliser les recettes publiques et d’assurer que les bénéfices générés par le secteur profitent réellement à l’économie nationale.
Protection des travailleurs et sécurité des sites
La multiplication des inspections répond également à un impératif social. Les carrières et unités de concassage exposent les employés à des risques élevés. Les contrôles permettent de vérifier la disponibilité des équipements de protection, l’application des règles de sécurité et la conformité des conditions de travail.
En renforçant la surveillance, les autorités entendent réduire les accidents et améliorer la qualité de vie des travailleurs, un enjeu majeur pour un secteur souvent critiqué pour ses pratiques.
Préserver l’environnement et les communautés
Les activités minières peuvent avoir des conséquences lourdes sur les sols, les cours d’eau et la végétation. Elles affectent aussi les populations riveraines lorsque les exploitations ne sont pas encadrées. Les inspections prévues visent à prévenir ces dégradations et à promouvoir des pratiques plus responsables.
La forte concentration des contrôles dans la région maritime s’explique par l’importance des carrières de sable et des unités de concassage, essentielles pour l’approvisionnement du secteur du bâtiment et des travaux publics.
Un signal fort aux investisseurs
Au-delà de la conformité réglementaire, cette politique de surveillance accrue contribue à améliorer l’image du Togo auprès des partenaires économiques. Un secteur minier bien encadré inspire confiance, réduit les risques liés aux activités extractives et favorise un climat d’affaires plus prévisible.
La stratégie gouvernementale s’inscrit ainsi dans une logique de transparence et de bonne gouvernance, deux conditions indispensables pour attirer des investissements durables.
Vers une gouvernance minière exemplaire
Le passage de 19 à 52 structures inspectées en une seule année traduit une ambition claire : faire de la régulation minière un pilier du développement national. En renforçant les contrôles, le Togo entend non seulement protéger ses travailleurs et son environnement, mais aussi garantir que les richesses extraites profitent réellement à la collectivité.
Cette montée en puissance des inspections marque une étape décisive dans la construction d’un secteur minier plus responsable, plus transparent et mieux intégré à la stratégie de croissance du pays.
















