Par René DOKOU, le 26 Mai 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le président du Conseil des Établissements Privés d’Enseignement Supérieur du Togo (CEPES), Innocent Kagbara, a pris part au premier Forum des Recteurs Brésil–Afrique, organisé au Brésil. Pour le sénateur, cette rencontre marque une étape décisive dans la construction d’un partenariat académique entre deux espaces liés par l’histoire, la culture et une ambition commune de développement.
Lula da Silva plaide pour l’éducation comme levier de transformation
L’un des moments forts du forum fut l’intervention du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva. Dans un discours empreint d’émotion, il a rappelé les liens historiques entre le Brésil et l’Afrique, avant d’appeler à une coopération renforcée entre les peuples du Sud. Citant Nelson Mandela, il a insisté sur le rôle central de l’éducation dans la transformation des sociétés, exhortant à des investissements accrus dans le savoir, la recherche et l’innovation.
Des engagements concrets du Brésil
Brasília a profité de la tribune pour annoncer une série de mesures destinées à renforcer les échanges académiques. Les universités brésiliennes ouvriront davantage leurs portes aux étudiants africains en Master et Doctorat. Des unités conjointes de recherche seront multipliées, avec des partenariats ciblés dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les technologies numériques et l’intelligence artificielle. L’objectif affiché est clair : éviter une nouvelle dépendance technologique et bâtir une coopération équilibrée.
Une dynamique Sud–Sud ambitieuse
Pour les participants, ce forum inaugure une coopération Sud–Sud plus concrète et ambitieuse. La jeunesse, la science et le développement sont placés au cœur des échanges. Les délégués ont salué une dynamique prometteuse, susceptible de transformer durablement les relations académiques et scientifiques entre l’Afrique et le Brésil.
Innocent Kagbara : « Une opportunité majeure »
Représentant le Togo et le CEPES, Innocent Kagbara a conclu en qualifiant le forum d’« opportunité majeure » pour l’enseignement supérieur africain. Selon lui, l’enjeu est désormais de transformer ces échanges en partenariats stratégiques durables. Le président du CEPES a insisté sur la nécessité de bâtir des alliances solides, capables de soutenir l’innovation et de répondre aux besoins croissants des étudiants africains.
Vers un avenir académique partagé
Au-delà des discours, le Forum Brasil–Africa ouvre une perspective nouvelle : celle d’un espace académique partagé, où les universités africaines et brésiliennes coopèrent pour former une génération de chercheurs et de professionnels capables de relever les défis du XXIᵉ siècle. Pour Innocent Kagbara, cette vision s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de crédibilité de l’enseignement supérieur privé africain.
Le Forum Brasil–Africa marque une étape importante dans la coopération académique internationale. En plaçant l’éducation au centre des priorités, il ouvre la voie à une transformation durable des systèmes universitaires africains. Pour le président du CEPES, Innocent Kagbara, cette rencontre illustre la volonté de l’Afrique de s’inscrire dans une dynamique mondiale, en misant sur le savoir et l’innovation comme moteurs de développement.
















