WILDAF-AO et GF2D plaident pour une parité politique aux femmes

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Par René DOKOU, le 25 Juin 2024

(IMPARTIAL ACTU)- Women in law and developpement Africa/Femme (Wildaf- AO) et le Groupe de Réflexion et d’Action Femmes Démocratie et Développement (GF2D) ont animé jeudi 13 Juin 2024, une conférence de presse à Lomé. Les deux groupes ont lancé au cours de cette rencontre une invitation aux Etats ouest-africains, leur demandant de respecter leurs engagements et à garantir une parité aux femmes en politique.

Axée sur le thème : “Le respect des engagements de l’Etat par l’effective application de la norme paritaire de l’Union Africaine”, la rencontre s’inscrit dans le cadre des activités du mouvement “50% pour elles aussi” revendiquant une parité dans les hautes sphères de la société.

Ainsi, organisée par WILDAF AO en collaboration avec ses partenaires, la rencontre a pour thématique : le respect des engagements internationaux de l’Etat pour l’effectivité de la parité homme – femme dans les instances de décision.

De façon spécifique la rencontre a permis aux organisateurs de mettre en lumière l’importance de l’application des normes paritaires et la nécessité d’inclure les femmes de manière égale dans toutes les instances de décision politique, pas seulement au niveau législatif, mais également aux niveaux local et communautaire. La nécessité de plaider auprès des institutions de l’État pour un changement sur la disposition du Code électoral relative à la parité qui ne s’applique qu’aux élections législatives, excluant ainsi les élections locales a été évoqué.Selon Michèle AGUEY, générale du Groupe de réflexion et d’action, Femme, Démocratie et Développement (GF2D), “Au niveau de notre assemblée on a 113 députés, je suis confiante qu’il y ait au moins plus de 60 femmes togolaises qui soient déjà prêtent à endosser cette responsabilité.” En ajoutant que le GF2D ” accompagne plus de 200 femmes par an pour pouvoir briguer les différents mandats et pour pouvoir exercer leurs responsabilités politiques”.

Le mouvement 50% a mis en place plusieurs stratégies pour combattre la faible participation des femmes. Cela inclut l’application de documents clés comme la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981, le Protocole relatif aux Droits de la Femme de 2003, et la Déclaration Solennelle pour l’Égalité du Genre de 2004. De plus, au niveau national, des mesures telles que la loi N°2019-870 de 2019 ont été adoptées pour favoriser la représentation des femmes dans les assemblées élues.

Pour rappel, cette rencontre a succédé à trois journées de concertation entre des organisations œuvrant pour la promotion de la femme et différents acteurs de la vie publique togolaise. Le but de la mission était la sensibilisation sur la participation politique des femmes et veiller au respect des normes existantes.

Désiré KOSSI

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