Par René DOKOU, le 07 Janvier 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La Guinée rejoint désormais le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée-Bissau et la Namibie sur une liste de pays africains soumis à un durcissement accru des conditions de délivrance de visas pour les États-Unis. Au total, vingt États du continent sont concernés par ces mesures, dont douze frappés par une interdiction quasi totale d’accès au territoire américain, sauf dérogation exceptionnelle.
Cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique américaine de restriction migratoire, fondée sur des considérations de sécurité nationale. Le département d’État américain a établi deux catégories distinctes : une liste rouge, qui suspend l’octroi de visas, et une liste orange, imposant des conditions particulièrement sévères aux ressortissants des pays visés.
Selon des informations rapportées par RFI, les cinq pays africains précités ont été ajoutés la semaine dernière à la liste orange. Fait notable, l’annonce n’a pas été relayée par le président Donald Trump sur son réseau Truth Social, mais publiée discrètement sur le site officiel du département d’État, à la veille du Nouvel An.
Des exigences sans précédent
Entrées en vigueur le 1er janvier, ces nouvelles dispositions durcissent considérablement la procédure de demande de visa. Les candidats doivent verser une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars, se présenter à des entretiens en personne, fournir un historique détaillé de leurs réseaux sociaux sur plusieurs années et communiquer des informations précises sur leurs déplacements antérieurs.
Washington justifie ces exigences par la nécessité de détecter « toute indication d’hostilité envers les principes fondateurs des États-Unis » et de prévenir « toute menace à la sécurité intérieure ». Les rares exemptions prévues concernent principalement des déplacements professionnels jugés conformes aux intérêts stratégiques américains, sur décision du secrétaire d’État à la Sécurité.
Pour les pays concernés, dont la Guinée, cette mesure marque un nouveau tournant dans les relations avec Washington, en accentuant les obstacles à la mobilité et en suscitant de vives interrogations sur ses implications politiques et économiques.















