Vatican 2025 : début de l’élection du nouveau Pape ce 07 Mai, sept candidats en lice

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Par René DOKOU, le 07 Mai 2025

(IMPARTIAL ACTU)- Le rideau sera levé ce mercredi 07 Mai 2025 sur l’un des événements les plus secrets et solennels de l’Église catholique : le conclave. 135 cardinaux électeurs, venus du monde entier, se sont réunis dans la chapelle Sixtine pour élire le successeur du pape François, décédé le 21 avril dernier à l’âge de 88 ans.

Après les funérailles célébrées le 26 avril en la basilique Saint-Pierre, une messe solennelle va ouvrir la journée du 7 mai, qui sera présidée par le doyen du Collège des cardinaux. Dans l’après-midi, les portes de la chapelle Sixtine vont se refermées, marquant le début d’une période de recueillement, de délibération et de vote, coupée de tout contact avec le monde extérieur.

Un processus codifié et rigoureux

Les cardinaux ne votent qu’une seule fois lors du premier après-midi. Ensuite, ils procèdent à quatre votes par jour (deux le matin, deux l’après-midi) jusqu’à ce qu’un candidat obtienne la majorité qualifiée des deux tiers.

En cas d’impasse, une journée de prière sans vote est prévue après le deuxième jour, pour favoriser la réflexion spirituelle. Ce rituel peut durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines, même si les précédents conclaves (en 2005 et 2013) n’ont duré que deux jours.

La célèbre fumée, noire en cas de vote infructueux ou blanche en cas d’élection, reste le seul indice visible de l’extérieur. Lorsqu’un cardinal est élu, il accepte la charge par les mots “Accepto”, et prend un nom de règne.

Un collège plus diversifié que jamais

Ce conclave est historique à plusieurs titres. Pour la première fois, moins de la moitié des cardinaux électeurs sont européens. Avec sept représentants, le Brésil est particulièrement bien représenté. De plus, 80 % des cardinaux présents ont été nommés par François, reflétant une Église plus ouverte sur le monde et aux profils variés, au-delà des lignes progressistes ou conservatrices.

Les papabili : entre tradition et renouveau

Parmi les noms qui circulent, plusieurs figures ressortent. L’Italien Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, est vu comme un candidat de continuité. Le Congolais Fridolin Ambongo Besungu incarne quant à lui une Église du Sud dynamique. D’autres noms comme l’archevêque de Manille Luis Antonio Tagle, le Ghanéen Peter Turkson ou encore le Canadien Marc Ouellet témoignent de la diversité des possibles.

Mais comme le veut l’adage vaticaniste : « Celui qui entre pape au conclave en sort cardinal. » L’incertitude reste totale.

Le monde catholique retient son souffle, dans l’attente de la fumée blanche qui annoncera : Habemus Papam.

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