Togo : une jeunesse entrepreneuriale en marche vers l’autonomie

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Par René DOKOU, le 20 Juin 2025

(IMPARTIAL ACTU)- La jeunesse togolaise se positionne de plus en plus comme un acteur central de l’économie nationale. Face aux défis liés à l’emploi et à l’accès au financement, l’État renforce ses mécanismes de soutien pour accompagner cette dynamique entrepreneuriale en pleine expansion.

Au Togo, les jeunes représentent une large part de la population. Dans un contexte où le chômage reste un enjeu majeur, beaucoup ont fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie d’insertion professionnelle et de participation active à la croissance nationale. Fini le temps de l’attente passive d’un emploi public : les jeunes prennent les devants, innovent, créent, investissent. Agriculture, numérique, artisanat, services… aucun secteur ne leur échappe.

Conscient de ce potentiel, l’État togolais n’a cessé de multiplier les dispositifs d’accompagnement. Du Fonds national de la finance inclusive (FNFI) au Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), en passant par le Programme d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (Paeij-SP), les mécanismes de soutien sont désormais bien structurés.

Une mobilisation croissante de moyens

En 2024, près de 993 jeunes ont été financés dans le cadre des programmes d’appui à l’entrepreneuriat, pour un montant total de crédits alloués atteignant 1,4 milliard de francs CFA. Dans le même temps, 232 jeunes artisans ont été équipés et installés, permettant la création directe de nouveaux emplois productifs.

Pour l’année 2025, les prévisions vont encore plus loin. Ce sont 1 000 projets de jeunes qui sont déjà référencés, avec un volume global de financement disponible dépassant 2,66 milliards de francs CFA, selon le budget citoyen 2025. Une progression significative qui témoigne de la volonté politique d’accélérer l’inclusion économique des jeunes.

Le volontariat comme tremplin

Outre les financements, le volontariat demeure un levier important pour l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. En 2024, 66 % des jeunes volontaires ont trouvé un débouché professionnel après leur mission. En 2025, cet indicateur est attendu à 70 %, selon les projections du ministère du Développement à la base, de l’Inclusion financière et de la Jeunesse.

Une nécessité stratégique
Au-delà de l’accompagnement

institutionnel, l’essor de l’entrepreneuriat chez les jeunes répond à un impératif : construire leur propre avenir et contribuer à celui du pays. Le dynamisme de cette jeunesse offre une véritable opportunité de transformation sociale et économique.

Avec des formations techniques ciblées et un accès facilité au crédit, les jeunes togolais développent des activités à forte valeur ajoutée, susceptibles de créer une chaîne d’emplois indirects et de renforcer la sécurité alimentaire locale, notamment en milieu rural.

Cap sur l’autonomie et l’impact durable

L’État, appuyé par des partenariats stratégiques avec les institutions de microfinance, les agences de développement et les partenaires techniques, reste engagé à consolider les acquis et à intensifier les efforts. L’objectif est clair : faire de la jeunesse non plus une catégorie à assister, mais un pilier à fort potentiel de la croissance inclusive.

En misant sur l’autonomie des jeunes, le Togo joue une carte décisive. Celle d’un développement endogène, porté par une génération consciente de ses responsabilités et déterminée à être actrice de sa destinée.

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