Togo : la FAO mise sur la renaissance des forêts

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Par René DOKOU, le 04 Juin 2026

(IMPARTIAL ACTU)-L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient d’annoncer un financement de près de 500 millions de Fcfa destiné à la restauration des paysages forestiers au Togo. Cette enveloppe vise en priorité la région des plateaux ouest, considérée comme l’un des foyers les plus touchés par la dégradation des écosystèmes.

Une urgence environnementale

Le pays fait face à une crise écologique inquiétante. Entre 2001 et 2025, plus de 130 000 hectares de couverture végétale ont disparu, soit une baisse de 5,9 %. Les principales causes : l’expansion agricole, la pression démographique et la construction d’infrastructures. Depuis janvier 2026, les satellites ont déjà détecté 772 foyers d’incendies, accentuant la vulnérabilité des forêts.

Forêts primaires en péril

La FAO rappelle que depuis 2002, le Togo a perdu 330 hectares de forêts primaires, soit une réduction de 20 %. Ces espaces, essentiels pour la biodiversité, jouent un rôle crucial dans la régulation du climat et la sécurité alimentaire. Leur disparition fragilise directement les moyens de subsistance des populations rurales.

Objectif gouvernemental ambitieux

Face à cette situation, le gouvernement togolais affiche une ambition forte : restaurer 1,4 million d’hectares de terres dégradées d’ici 2030. Ce programme s’inscrit dans une stratégie nationale de lutte contre la déforestation et de promotion de la résilience climatique. L’appui de la FAO vient renforcer cette dynamique et crédibiliser les engagements pris sur la scène internationale.

Un enjeu de survie

Au-delà des chiffres, la déforestation au Togo menace la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau et la stabilité des communautés rurales. Les incendies récurrents, combinés à la pression agricole, accélèrent la perte de ressources naturelles. Restaurer les forêts, c’est donc investir dans la survie des populations et dans la durabilité des systèmes agricoles.

Vers une mobilisation collective

La réussite de ce projet dépendra de la coopération entre institutions internationales, autorités locales et communautés villageoises. La FAO insiste sur l’importance d’impliquer les populations dans la gestion durable des ressources, afin de garantir des résultats pérennes. La restauration des paysages forestiers ne se limite pas à planter des arbres : elle suppose une transformation des pratiques agricoles et une meilleure gouvernance des terres.

En somme, l’investissement de la FAO marque une étape décisive dans la lutte contre la déforestation au Togo. Mais la bataille reste longue : il faudra conjuguer financements, volonté politique et engagement citoyen pour que les forêts togolaises retrouvent leur vitalité et continuent de protéger les générations futures.

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