Togo : bientôt un plan national de mise en œuvre de la Convention des Nations-Unies sur la protection de l’eau

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Par René DOKOU, le 10 février 2022

(IMPARTIAL ACTU)- Le Togo est devenu le 27 décembre 2021, la 146ème Partie à la Convention des Nations Unies sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux et le 5ème Etat africain à adhérer à cette convention à la suite du Tchad, du Sénégal du Ghana et de la Guinée Bissau. Pour une meilleure mise en œuvre des dispositions de cette convention, un atelier national d’imprégnation et de partage d’informations a démarré jeudi 10 février 2022 à Lomé. La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par le directeur de cabinet du ministère en charge de l’eau représentant son ministre de tutelle Bolidja TIEM.

Il s’agit à travers cette rencontre de permettre à l’ensemble des acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement et des structures impliquées de disposer davantage d’information sur la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux et de maîtriser son contenu afin d’assurer sa mise en œuvre effective au Togo.

Une véritable opportunité, pour les participants venus des coins et recoins du pays de cerner les enjeux de la gestion concertée des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux au niveau national, régional et international. Les experts à cet atelier national auront pour tâche d’exposer aux participants, le cadre juridique national, sous régional et mondial de gestion des eaux transfrontières ; ainsi que le contenu de la convention des nations unies sur la gestion des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux en termes d’avantages et d’obligations pour le Togo.

Il sera question par ailleurs d’amener l’ensemble des acteurs à examiner l’interaction et la complémentarité entre la Convention des Nations Unies sur l’eau et les cadres juridiques régionaux (CEDEAO et UEMOA) et sous régionaux (ABV et ABM). Cette démarche conduira à entamer  l’étape des échanges sur les axes de mise en œuvre de la Convention sur l’eau au Togo. Aussi, les éléments pour une stratégie nationale de mise en œuvre de la Convention seront identifiés.

M. Komlan Sangbana Dr Sonja Koeppel a félicité le Togo pour son adhésion à cette convention avant de rappeler que ce n’est en soi que la première étape. Pour pleinement tirer avantage, souligne-t-il, la mise en œuvre des dispositions de la Convention constitue la part essentielle. Il poursuit en expliquant que différentes mesures juridiques, économiques, opérationnelles, administratives et techniques, conformément à la Convention, doivent être progressivement mises en place et appliquées selon une approche par étapes, en fonction des ressources et des capacités de chaque Partie.

“C’est dans cette optique que le secrétariat de la Convention sur l’eau soutiendra le Togo dans le développement d’un plan national de mise en œuvre de la Convention, par le biais du projet de l’Union Européenne « Promouvoir l’adhésion à la Convention sur l’eau ». Ce plan évaluerait les besoins et les exigences en matière de mise en œuvre et préciserait les mesures, un calendrier et des ressources. La définition de ce plan requière également une réflexion inclusive et concertée entre toutes les parties prenantes afin de tirer le maximum de bénéfices de ce que la Convention peut offrir”, a-t-il indiqué.

Au terme des travaux de cette rencontre de deux jours (10 et 11 février 2022) une feuille de route pour la mise en œuvre de la Convention sur l’eau au Togo sera définie. Pour rappel, le Togo est également partie prenante à la convention portant statut du fleuve Volta et création de l’autorité du bassin de la volta (ABV) et à la convention portant statut du fleuve mono et création de l’autorité du bassin du mono (ABM).

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