Sanctions post-finale CAN 2025 : après le rapport de l’arbitre, le Sénégal retarde l’échéance

0
331

Par René DOKOU, le 28 Janvier 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Dix jours après une finale de Coupe d’Afrique des nations (CAN) marquée par de graves incidents, le Sénégal se retrouve dans l’attente du verdict disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF). La commission de discipline de l’instance continentale s’est réunie mardi 27 janvier 2026 pour examiner les faits survenus à l’issue de la rencontre décisive disputée le 18 janvier à Rabat, remportée par les Lions de la Teranga face au Maroc (1-0 après prolongation).

L’audience, initialement prévue plus tôt, avait été reportée à la demande de la Fédération sénégalaise de football (FSF), désireuse de préparer sa défense face aux accusations liées aux débordements ayant émaillé la fin du match. Selon les rapports officiels transmis à la CAF, plusieurs incidents ont été enregistrés, notamment des jets de projectiles, des échauffourées dans les tribunes et des comportements jugés contraires à l’esprit sportif.

Ces événements ont terni la clôture d’une compétition jusque-là saluée pour son organisation et son niveau de jeu. La CAF, soucieuse de préserver l’image de son tournoi phare, a ouvert une procédure disciplinaire contre la sélection sénégalaise, dont certains supporters et membres de l’encadrement sont mis en cause.

Au regard du règlement disciplinaire en vigueur, le Sénégal s’expose à une palette de sanctions pouvant aller de lourdes amendes financières à des matches à huis clos, voire à une suspension partielle lors des prochaines compétitions africaines. Des retraits de points ou une interdiction temporaire de participation à certaines compétitions sont également évoqués dans les milieux sportifs, bien que ces hypothèses restent conditionnées à la gravité des faits retenus.

Toutefois, selon des sources proches du dossier, une exclusion de la prochaine Coupe du monde ne serait pas envisagée à ce stade. Les juristes de la CAF privilégieraient des mesures proportionnées, ciblant davantage la responsabilité organisationnelle et disciplinaire plutôt qu’une sanction sportive extrême qui pénaliserait durablement la sélection nationale.

De son côté, la Fédération sénégalaise a plaidé la fermeté dans sa défense, affirmant avoir pris des dispositions pour identifier les fauteurs de troubles et collaborer avec les autorités compétentes. Elle a rappelé que les incidents n’étaient pas représentatifs de l’ensemble des supporters sénégalais, réputés pour leur ferveur pacifique et leur engagement en faveur du fair-play.

Cette procédure intervient dans un contexte particulier, alors que le Sénégal venait de décrocher un nouveau sacre continental, renforçant son statut de puissance du football africain. Une sanction sévère viendrait assombrir ce succès sportif et poserait la question de la responsabilité collective en matière de sécurité et de comportement lors des grands événements sportifs.

Le verdict de la commission de discipline est attendu dans les prochains jours. Il sera scruté de près par les instances sportives, les supporters et les observateurs du football africain, tant ses implications pourraient dépasser le seul cadre de cette finale. Pour la CAF, l’enjeu est clair : rappeler l’exigence de discipline et de respect des règles, afin d’éviter que de tels débordements ne se reproduisent lors des futures compétitions continentales.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici