Par René DOKOU, le 16 Janvier 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le conseiller municipal Edoh Komi tire la sonnette d’alarme sur les conséquences du recrutement anarchique observé dans certaines municipalités. Selon lui, cette pratique pèse lourdement sur les budgets communaux et se traduit par une pression fiscale accrue sur les entreprises locales, déjà fragilisées par un environnement économique contraignant.
Dans ce contexte, l’élu s’est félicité de la récente décision du gouvernement de suspendre temporairement les recrutements dans les communes, une mesure qu’il juge salutaire pour freiner une dérive devenue préoccupante. Toutefois, Edoh Komi estime que les effets des pratiques antérieures continuent de se faire sentir, compromettant sérieusement la mise en œuvre de nombreux projets inscrits dans les plans de développement communaux.
Une part significative des ressources financières, initialement prévues pour financer des infrastructures et des actions de développement local, est aujourd’hui absorbée par la masse salariale. Or, souligne le conseiller municipal, nombre d’agents ont été recrutés dans des conditions « peu orthodoxes » et occupent des postes jugés non essentiels au bon fonctionnement des collectivités.
Face à cette situation, Edoh Komi appelle à un assainissement en profondeur de la gestion municipale. Il exhorte les pouvoirs publics à renforcer le contrôle du processus de recrutement au niveau local. Parmi les pistes proposées, il plaide pour l’instauration de quotas clairs d’agents par commune, définis en fonction de critères objectifs tels que la taille de la collectivité ou le nombre de conseillers municipaux.
Pour l’élu, une telle réforme est indispensable afin de garantir une administration locale plus efficace, plus rationnelle et surtout financièrement soutenable, au service du développement des territoires et de l’intérêt général.
















