Par René DOKOU, le 22 Janvier 2024
(IMPARTIAL ACTU)- Au Togo, le déséquilibre du niveau de vie entre les régions est une évidence. Le pays travaille à réduire ces disparités, aidé en cela par le projet COSO, une initiative visant l’amélioration des conditions de vie des populations.
Le projet de Cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée (Coso) a été pensé pour une lutte adaptée contre la pauvreté. Au Togo, il est exécuté par l’Anadeb dans 41 cantons frontaliers dont 37 dans la région des Savanes, 02 dans la Kara et 02 dans la région centrale.
Ainsi, politiques, gouvernement et qui plus est les pouvoirs publics ne tarissent pas d’initiatives pour œuvrer à la promotion de l’unité nationale, la diversité et l’inclusion au sein de la société.
C’est dans ce contexte que le projet Coso, lancé en décembre 2023 par le ministre du développement à la base et financé par la Banque mondiale, promeut la réduction des disparités, l’égalité des chances et valorise la solidarité, ceci à travers une amélioration de l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services de base, garantissant une meilleure qualité de vie..
Ledit projet qui est une véritable approche de développement vient soutenir des actions déjà entreprises dans plusieurs domaines, notamment les pistes rurales, l’eau et l’hydraulique, l’éducation, le développement à la base, l’assainissement, le sport et les loisirs, l’environnement.
A cela, il faut ajouter l’implication des communautés elles-mêmes, à travers leur responsabilisation et en les faisant participer aux activités d’intérêt commun. Cette alternative, note la ministre Myriam Dossou-d’Alméda, est « un gage d’appropriation et de durabilité des infrastructures et de succès des initiatives socio-économiques ».
Loin de s’arrêter là, des réflexions sont en cours pour l’appropriation des acquis. C’est le bien fondé du Forum annuel des acteurs sur la cohésion sociale, organisé à la mis décembre dans le cadre du projet Coso. Ce Forum qui a réuni des acteurs venus de plusieurs pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana et Togo), a permis d’échanger autour des vrais défis de l’heure que sont les risques de fragilités, conflits et violences (Fcv), la fragilité climatique, la lutte contre la pauvreté dans les pays du Golfe de Guinée, surtout dans les zones septentrionales, la réduction de l’exploitation par les groupes extrémistes violents des tensions intercommunautaires et de la fragilité structurelle des États pour étendre leurs opérations…
“Un an et six mois après la mise en route du COSO, il est heureux de constater que les résultats sur le terrain sont significatifs. Dans le cas du Togo par exemple, 563 investissements en infrastructures socio-économiques ont été approuvés, dont 96 sont déjà achevés dans les zones frontalières avec le Burkina Faso“, a indiqué Filly Sisoko, représentant résident de la Banque mondiale au Togo. “Ces investissements couvrent donc les différents secteurs sociaux comme l’éducation, la santé, l’énergie, l’eau, le développement à la base, l’environnement, l’assainissement, le sport et les loisirs“, ajoute-t-on.
Rappelons que selon de récents chiffres pubics, quelque 13,3 milliards FCFA ont d’ores et déjà engagés dans le Nord du pays.
















