Préparatifs des municipales 2025 : les acteurs politiques demandent des ajustements

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Par René DOKOU, le 27 Mai 2025

(IMPARTIAL ACTU)- Une semaine après leur dernière réunion, les acteurs politiques togolais membres du Cadre permanent de concertation (CPC) se sont retrouvés à Lomé le lundi 26 mai 2025. Cette 21e séance de la deuxième session annuelle a été l’occasion d’aborder des questions sensibles liées aux élections municipales prévues pour le 10 juillet prochain.

Présidée par Tchassona Traoré Mouhamed, la rencontre a permis aux participants d’échanger notamment sur le renouvellement des membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que sur la date butoir du dépôt des candidatures, actuellement fixée au 29 mai.

Sur ce point, plusieurs formations politiques ont exprimé leur souhait de voir la date reportée. Elles ont souligné qu’elle coïncide avec une fête religieuse majeure, ce qui pourrait entraver la participation équitable de tous les candidats. « Il s’agit d’un détail d’ordre pratique mais important, qui peut compromettre l’inclusivité du processus électoral », a souligné un des représentants présents à la séance.

Autre sujet ayant suscité des débats nourris : le récent décret portant augmentation du nombre de conseillers municipaux par commune. Si tous reconnaissent l’importance d’un tel ajustement pour mieux représenter les populations, de nombreux partis estiment que sa mise en œuvre immédiate perturberait l’organisation actuelle des élections. Ils proposent ainsi de repousser son application à un futur scrutin. « Modifier les règles du jeu à un moment aussi critique risque de désorienter les candidats et les électeurs », a averti un participant.

Face à ces doléances, le commissaire du gouvernement, le ministre de l’Administration territoriale Hodabalo Awaté, a assuré que toutes les préoccupations seraient transmises aux autorités compétentes. Il a toutefois rappelé que le CPC reste un espace consultatif, sans pouvoir décisionnel direct : « Le Cadre de concertation ne remplace pas les institutions de la République, mais il reste un outil précieux de dialogue politique. »

Les membres du CPC ont également salué une mesure récemment annoncée par le gouvernement : la réduction des frais de cautionnement exigés pour les candidats. Ce geste est perçu comme une avancée en faveur de la participation politique, notamment pour les petits partis et les indépendants. Néanmoins, un appel a été lancé pour renforcer davantage le soutien de l’État, notamment à travers l’augmentation des subventions publiques accordées aux partis dans le cadre du financement de leurs activités électorales.

Alors que le pays se prépare à un nouveau rendez-vous démocratique dans un peu plus d’un mois, cette rencontre du CPC a mis en lumière les préoccupations des acteurs politiques et les ajustements nécessaires pour garantir un scrutin transparent, équitable et inclusif. Les jours à venir seront décisifs quant aux décisions que prendront les autorités en réponse à ces propositions.

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