Plages du Grand Lomé : le domaine public reprend ses droits

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Par René DOKOU, le 31 Août 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Le comité de lutte contre l’occupation anarchique du domaine public maritime a annoncé, ce lundi, le lancement officiel des opérations de libération et de préservation des plages dans le Grand Lomé et les communes littorales de la préfecture des Lacs. Objectif : mettre fin à des années d’installations illégales qui ont transformé les espaces publics en zones commerciales informelles.

Un mois de délai avant la démolition

Les autorités avaient déjà procédé, le 27 juillet dernier, à une vaste opération de marquage des sites concernés. Ce repérage avait laissé tout le mois d’août aux exploitants pour se conformer volontairement aux prescriptions et restituer les lieux. Mais à compter du 1er septembre, la tolérance prend fin : les bulldozers entreront en action pour démolir et enlever les structures restantes.

Préserver le littoral et l’espace collectif

Au-delà de la simple évacuation, le comité entend instaurer des mesures durables pour empêcher toute nouvelle occupation anarchique. Les plages et le domaine public maritime doivent redevenir des espaces de détente, de circulation et de protection environnementale. L’opération inclut donc l’évacuation des matériaux et déchets, ainsi que la mise en place de dispositifs de surveillance.

Une action attendue par les riverains

Depuis plusieurs années, les habitants dénoncent la prolifération de bars, restaurants et commerces improvisés qui grignotent le littoral. Ces installations, souvent construites sans autorisation, nuisent à la sécurité, à l’hygiène et à l’accès libre aux plages. Pour les riverains, la décision du comité marque une étape importante dans la reconquête de leur cadre de vie.

Vers une responsabilisation des exploitants

Le processus engagé illustre une volonté de responsabiliser les occupants illégaux. En accordant un délai d’un mois avant la démolition, les autorités ont privilégié la voie de la conformité volontaire. Mais face à l’inertie de nombreux exploitants, la phase coercitive devient inévitable.

Une opération à valeur exemplaire

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de régulation de l’espace public. Elle vise à rappeler que le domaine maritime appartient à tous et ne peut être accaparé par des intérêts privés. Le comité espère ainsi instaurer une discipline collective et renforcer la protection du littoral, menacé par l’urbanisation anarchique et la pression commerciale.

La libération des plages du Grand Lomé et des communes littorales des Lacs ne se limite pas à une opération de démolition. Elle traduit une volonté politique de sécuriser l’espace public, de protéger l’environnement et de garantir aux citoyens un accès libre et équitable au littoral. À partir du 1er septembre, les bulldozers ne seront pas seulement des engins de destruction, mais les symboles d’une reconquête collective.

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