Par René DOKOU, le 05 février 2022
(IMPARTIAL ACTU)- Un atelier de communication sur le mode de financement des entreprises agricoles (PME/PMI) pour le compte de la campagne agricole 2022-2023 a réuni vendredi 04 février à Lomé les différents acteurs du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP). La rencontre a enregistré la présence des Institutions financières partenaires (IFP), le Comité technique de financement et les bénéficiaires (PME/PMI, primo entrepreneurs individuels, primo distributeurs, primo entrepreneurs en groupements) du PAEIJ-SP.
Pour le compte des financements de la campagne agricole 2022-2023, le PAEIJ-SP prévoit laisser la négociation des financements entre PME et IFP à la lumière des techniques apprises suite au renforcement de capacité qui leur a été fait par le cabinet IPC. L’atelier a permis de définir de commun accord avec les PME/PMI et les IFP de nouvelles conditions de financement de la campagne agricole 2022-2023.
Pour le Coordonnateur du PAEIJ-SP, Kossivi AGBO, l’accès au service financier, reste un des maillons essentiels dans l’ensemble des appuis que porte le PAEIJ-SP à ses bénéficiaires et demeure une préoccupation majeure. « Le mécanisme de financement du PAEIJ-SP dont la particularité est basée sur l’approche chaine de valeur agricole et le développement des clusters agroindustriels sécurise les marchés et vient ainsi répondre à cette préoccupation », s’est-il félicité. Et d’ajouter : « Les réflexions issues de cet atelier permettront de définir non seulement les nouvelles conditions de financement de la campagne 2022-2023, mais aussi, de jeter les bases de la pérennisation de ce mécanisme ».
A propos du PAEIJ-SP
Co financé par le Gouvernement du Togo et la Banque Africaine de Développement (BAD), le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) a pour objectif de contribuer à créer les conditions d’une croissance économique plus inclusive à travers l’auto-emploi et l’insertion des jeunes dans l’économie formelle au Togo. Les activités du projet sont concentrées sous deux composantes : (i) Développement des compétences entrepreneuriales des jeunes dans les secteurs porteurs ; et (ii) Appui à la mise en place d’un dispositif inclusif de financement. Mis en œuvre sur toute l’étendue du territoire, le PAEIJ-SP évolue dans les filières suivantes : mais, manioc, soja les petits ruminants et les volailles.
Le PAEIJ-SP a fait le choix de promouvoir l’entreprenariat des jeunes dans le développement de l’agriculture durable compte tenu du potentiel de croissance et d’insertion de jeunes en termes d’emplois salariés et non-salariés. La stratégie du projet est basée sur l’approche chaîne de valeur et le développement de clusters agro-industriels afin de consolider la base industrielle du pays. A travers cette stratégie, le projet vise à améliorer la productivité des entreprises structurantes identifiées dans les chaînes de valeur agricoles à fort potentiel économique, accompagner les jeunes promoteurs désireux de créer leur entreprise et faciliter leur insertion à travers la promotion de partenariats gagnant-gagnant susceptibles de renforcer la compétitivité de la chaîne entière. Le PAEIJ-SP entend aussi mettre en place des mécanismes innovants destinés à faciliter l’accès au financement des entreprises encadrées par le projet (primo-entreprises et entreprises structurantes).
Situation du PAEIJ-SP au 31 décembre 2021
En matière d’accompagnement technique : 31 PME sur contre 12 prévues sont appuyées ; 1420 jeunes contre 1200 prévues sont formés sur l’élaboration des plans d’affaires et la création d’entreprises et 3178 groupements agricoles appuyés contre 1000 prévus.
En matière de financement :15 IPF sont formées sur le financement des CVA contre 5 prévues ; 669 jeunes contre 780 prévus, 1 457 SCOOPS sur 1000 prévues et 23 PME/PMI contre 12 prévues sont financés pour un montant global de 17 209 029 564 F CFA pour une prévision de 7 500 000 000 F CFA.
En matière d’emplois créés : 55 125 emplois directs dont 27% pour les femmes et 746 875 emplois saisonniers dont 38% pour les femmes sont créés autour des 31 PME/PMI appuyées.
Pour rappel, l’une des composantes phares du Projet est l’Appui à la mise en place d’un dispositif inclusif de financement.
















