Par René DOKOU, le 28 Avril 2025
(IMPARTIAL ACTU)- L’Agence togolaise de presse (ATOP) traverse une période sombre. Son rédacteur en chef, Tankroukou Daka Ignace, est décédé subitement ce samedi à Lomé, victime d’un malaise. L’annonce de sa disparition a été faite dans la soirée par le directeur général de l’agence, Eyebiyi Kokouvi.
Profondément ému, ce dernier a salué la mémoire d’« un bâtisseur infatigable » et rappelé l’engagement de Tankroukou pour faire de l’ATOP une référence tant au plan national qu’international. « Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes investis d’une mission précieuse : faire de l’ATOP une agence de référence, respectée tant sur le plan national qu’international. C’était un rêve cher à notre regretté chef Tankroukou Ignace », a-t-il déclaré, appelant tout le personnel à poursuivre l’œuvre du disparu avec « détermination et loyauté ».
Tankroukou Ignace, passionné de sport, homme de cœur et travailleur acharné, jouissait d’une réputation de rigueur et d’humanisme au sein de l’agence. À seulement quelques mois de ses 59 ans et à un an de sa retraite, il continuait à se dévouer sans relâche à son métier. Ironie du sort, c’est au lendemain de son retour d’une mission professionnelle à Dapaong qu’il a été terrassé par la mort.
« Il est très dévoué au travail et au travail bien fait. Rigoureux envers lui-même sur la ponctualité, il attendait autant de ses collaborateurs », a témoigné Kolani Yaya, chef de reportage à l’ATOP. Ce samedi matin encore, le défunt préparait activement un bulletin spécial pour la commémoration du 27 avril et prévoyait d’assister à une conférence en hommage aux figures de l’indépendance togolaise.
Le choc est immense parmi ses collègues. « Une mort inattendue, un décès brutal qui laisse tout le personnel perplexe. C’est vraiment incroyable », a confié, très affecté, Bodjona Gabriel, chef du bureau ATOP-Dapaong.
Au-delà de ses responsabilités à l’ATOP, Tankroukou Ignace était également président de l’Association de secours de l’ATOP (ASATOP) et membre actif de plusieurs organisations professionnelles, dont l’Observatoire togolais des médias (OTM).
Le Togo perd ainsi l’une de ses grandes figures du journalisme, un homme dont l’intégrité, le professionnalisme et la passion pour la presse continueront d’inspirer les générations futures.
















