Le Togo célèbre ses soixante bachelières d’exception

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Par René DOKOU, le 18 Septembre 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Le 18 septembre 2026, à Lomé, soixante jeunes filles classées parmi les meilleures du Baccalauréat deuxième partie (BAC II) 2026 ont été récompensées par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance. Originaires de toutes les régions du Togo et issues de toutes les séries, elles ont reçu un ordinateur portable et une attestation de mérite lors d’une cérémonie consacrée à l’excellence scolaire féminine.

Un équipement pour prolonger la réussite

Le geste dépasse la simple distinction honorifique. Chaque lauréate repart avec un outil de travail concret, au moment d’aborder l’enseignement supérieur ou la formation professionnelle. La rencontre a aussi servi de temps de sensibilisation. Les bénéficiaires ont été invitées à réfléchir au choix de leur filière d’études et aux débouchés qui s’ouvrent à elles sur le marché du travail.

« La discipline et l’excellence » comme boussole

Au nom de ses camarades, Guiho Akou a pris la parole pour exprimer leur reconnaissance et leur volonté de poursuivre sur la même voie. Elle a exhorté les jeunes filles à ériger la discipline et l’excellence en principes directeurs pour bâtir leur avenir.

Le savoir, un droit à partager équitablement

La ministre des Solidarités, Moni Sankarédja-Sinandja, a placé son intervention sous le signe de l’égalité d’accès à la connaissance, qu’elle considère comme un pilier d’une société plus inclusive. Elle a demandé aux lauréates de maintenir leur niveau et de faire un usage responsable des outils numériques mis à leur disposition.

Cap sur les filières scientifiques

Le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Prof. Gado Tchangbedji, a exhorté les jeunes filles à conjuguer sérieux, persévérance et abnégation. Il les a également encouragées à s’orienter en priorité vers les filières scientifiques, réputées porteuses d’avenir.

Former les filles, un levier contre les inégalités

La représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Togo, Binta Sanneh, a défendu l’idée que l’investissement dans l’éducation des filles contribue à réduire les inégalités et à soutenir un développement durable. Elle a invité les lauréates à visiter le centre Unipod de Lomé, un espace dédié à l’expérimentation et à l’innovation, où elles pourront se familiariser avec les pratiques de demain.

Un projet porté par trois partenaires

Cette cérémonie s’inscrit dans un projet consacré à l’excellence académique, au leadership et à l’employabilité de la jeune fille togolaise. Il est soutenu par le PNUD, Plan International Togo et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Son objectif est double : encourager les jeunes filles à persévérer dans leur parcours et les aider à mieux préparer leur insertion professionnelle.

En réunissant autorités gouvernementales, agences des Nations unies et organisation internationale, l’initiative montre que la promotion de la réussite scolaire des filles mobilise désormais des acteurs très variés. Reste à savoir comment ces jeunes bachelières transformeront l’essai dans les amphithéâtres, les laboratoires et, à terme, dans la vie active. Si l’on en croit leur porte-parole, la détermination ne leur manque pas.

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