Kara : la FDSP place la protection de l’enfant au cœur du débat scientifique

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Par René DOKOU, le 02 2026

(IMPARTIAL ACTU)- À l’Université de Kara, la Faculté de Droit et des Sciences Politiques (FDSP), à travers son Laboratoire de droit et des sciences politiques (LaDROSPO), a lancé ce mardi la deuxième édition de ses journées scientifiques. Pendant deux jours, enseignants-chercheurs, experts et étudiants se sont réunis pour réfléchir aux défis contemporains liés à la protection de l’enfant en Afrique noire francophone.

Placée sous le thème : « La protection de l’enfant dans les États d’Afrique noire francophone à l’aune des standards juridiques internationaux », cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de recherche et d’action visant à transformer les instruments juridiques existants en véritables leviers de protection.

Transformer les normes en actions concrètes

Les débats ont porté sur la mise en œuvre des conventions internationales, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant et les codes nationaux de protection. L’objectif affiché est clair : dépasser le cadre normatif pour proposer des solutions pratiques et inclusives, capables de répondre aux réalités vécues par les enfants dans la région.

Au programme, cinquante communications scientifiques et deux ateliers thématiques ont permis d’explorer des pistes de réflexion innovantes. Les participants ont insisté sur la nécessité d’adapter les standards internationaux aux contextes locaux, afin de garantir une protection effective et durable.

Des recommandations pour les décideurs

Lors de l’ouverture des travaux, le doyen de la FDSP, M. Alemawo Komlan, a souligné l’importance des conclusions de ces journées pour l’élaboration des politiques publiques. « Les pistes de réflexion et recommandations issues de ce rendez-vous scientifique pourront être utiles aux gouvernants pour nourrir la politique nationale de l’enfance », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que la protection des enfants constitue un objectif prioritaire, en cohérence avec la vision du Président du Conseil, qui place la sauvegarde de l’enfance au centre de ses engagements.

Une leçon inaugurale marquante

Le professeur Ayewouadan Akodah, dans sa leçon inaugurale, a mis en lumière l’écart persistant entre les ambitions normatives et la réalité vécue. Il a relevé que malgré l’existence de textes et conventions, de nombreux enfants continuent d’être détenus avec des adultes, exposés à des risques majeurs.

« La protection de l’enfance suppose une justice qui, au-delà de la sanction, procède à la reconstruction de l’individu. C’est aussi une question d’investissement politique dans les institutions », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation accrue des acteurs publics et privés.

Une initiative soutenue et reconnue

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le maire adjoint de la commune Kozah 1, Tata Batabo, qui a salué la portée de l’initiative. Selon lui, ces journées scientifiques s’inscrivent dans la vision globale du Président du Conseil en matière de droits humains et de protection de l’enfant.

L’événement a bénéficié du soutien de plusieurs organisations, dont l’ONG CREUSET Togo, ainsi que de personnes de bonne volonté. Cette mobilisation témoigne de l’importance accordée à la construction d’une société équilibrée, où l’enfant est reconnu comme un acteur central du développement.

Vers une protection inclusive et durable

Les discussions ont mis en évidence la nécessité d’une approche multidimensionnelle de la protection de l’enfant. Les chercheurs ont insisté sur l’importance de renforcer la justice juvénile, de développer des politiques sociales adaptées et de promouvoir une éducation inclusive.

Les ateliers ont permis de dégager des recommandations pratiques, notamment sur la prévention des violences, la prise en charge des enfants vulnérables et la nécessité d’une coopération régionale renforcée.

Un engagement académique pour l’avenir

En organisant ces journées scientifiques, la FDSP de l’Université de Kara confirme son rôle moteur dans la réflexion sur les grandes questions sociétales. Le LaDROSPO, en particulier, s’impose comme un espace de dialogue et de recherche, capable de produire des analyses pertinentes et des solutions adaptées aux réalités africaines.

Au terme des travaux, les participants ont réaffirmé leur volonté de contribuer à l’édification d’un cadre juridique et institutionnel solide, garantissant à chaque enfant le droit de grandir dans un environnement sûr et protecteur.

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