JIDF : les femmes du Parlement à l’honneur

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Par René DOKOU, le 31 Mars 2026

(IMPARTIAL ACTU)-Le lundi 30 mars 2026, le Parlement togolais a marqué, en différé, la Journée internationale des droits des femmes. L’événement, initié par le Caucus des femmes parlementaires et l’Association des femmes de l’administration parlementaire (AFAP), s’est tenu sous le thème : « Les réformes juridiques au Togo : un levier de protection des droits, de lutte contre les violences et de promotion de l’égalité des femmes ».

Cette rencontre a constitué un espace de dialogue et de plaidoyer, visant à vulgariser les réformes juridiques, renforcer la synergie institutionnelle et promouvoir un Parlement inclusif, sensible aux enjeux d’égalité.

Mettre en lumière les réformes

Molga Kadjaka-Abougnima, Première Secrétaire parlementaire du Sénat, a insisté sur l’importance de cette initiative. Selon elle, les travaux permettront de mieux comprendre les innovations introduites dans le Code des personnes et de la famille ainsi que dans le Code pénal.

« Il est essentiel que cette rencontre débouche sur des résultats concrets, capables d’impacter durablement les politiques publiques et les pratiques institutionnelles », a-t-elle affirmé, soulignant la nécessité d’une appropriation collective des textes.

Le rôle moteur des femmes parlementaires
Au nom du système des Nations unies, Elise Kakam, représentante résidente de l’UNFPA au Togo, a rappelé que les femmes parlementaires doivent incarner un leadership inspirant. Elle a insisté sur leur rôle dans l’éducation de la jeunesse féminine, l’encouragement des femmes à s’engager en politique et la nécessité de faire entendre leurs voix dans la société togolaise.

Cette exhortation traduit une conviction : l’égalité ne se décrète pas seulement par les lois, mais se construit par l’action et l’exemple.

Un arsenal juridique à vulgariser

Hadja Mémounatou Ibrahima, Première Vice-présidente de l’Assemblée nationale, a rappelé que le Togo dispose déjà d’un cadre juridique substantiel pour protéger les droits des femmes et des jeunes filles. Toutefois, elle a posé une question essentielle : combien de bénéficiaires réels profitent effectivement de ces dispositifs ?

Elle a plaidé pour une vulgarisation accrue des textes et une accélération des décrets d’application. Elle a également annoncé que le Caucus des femmes parlementaires, qui tiendra bientôt son assemblée générale, intégrera ces préoccupations dans son plan d’action, avec l’appui attendu des partenaires techniques et financiers.

Des communications techniques pour renforcer les capacités

Deux sous-thèmes ont été développés par des expertes : Mme Kobauyah Tchamdja, magistrate et Directrice du sceau, de la nationalité et de l’identité civile, sur le Code des personnes et de la famille révisé ; et Justine Mawulawoe Azanledji-Ahadzi, Procureure générale près la Cour suprême, sur le Code pénal révisé.

Ces interventions ont permis aux participantes de mieux cerner les avancées juridiques et de renforcer leurs compétences pour un usage efficace des réformes dans le travail parlementaire.

Vers un Parlement inclusif et engagé

Au-delà des discours, cette célébration a mis en évidence la volonté des institutions de consolider un cadre parlementaire inclusif. Les femmes parlementaires, en synergie avec l’administration et les partenaires internationaux, entendent jouer un rôle moteur dans la promotion de l’égalité et la lutte contre les violences.

La Journée internationale des droits des femmes, célébrée en différé, a ainsi pris une dimension particulière : celle d’un rappel que les lois doivent être connues, appliquées et vécues pour transformer réellement la société.

Un engagement à concrétiser

La rencontre du 30 mars 2026 au Parlement togolais n’a pas été une simple commémoration. Elle a posé les bases d’un engagement renouvelé : vulgariser les réformes, renforcer les capacités des femmes parlementaires et traduire les textes en actions tangibles.

Dans un pays où l’arsenal juridique existe mais reste parfois méconnu, cette journée a rappelé que l’égalité et la protection des droits des femmes ne sont pas seulement des principes, mais des combats quotidiens à mener dans les institutions et au sein de la société.

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