Faure Gnassingbé mobilise l’État pour sécuriser l’eau potable dans la Kara et les Savanes

0
182

Par René DOKOU, le 09 Janvier 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Face à la pénurie d’eau potable qui affecte depuis plusieurs semaines les régions de la Kara et des Savanes, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a donné des instructions fermes pour une action rapide et coordonnée de l’État. C’est dans ce cadre qu’une mission gouvernementale de haut niveau, conduite par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Kodjo Adédzé, a été déployée sur le terrain afin d’évaluer l’avancement des chantiers et accélérer les solutions engagées.

Cette descente ministérielle, entamée jeudi, s’inscrit dans la continuité des explications fournies par le gouvernement devant les députés le 31 décembre dernier. À cette occasion, les causes de la pénurie, ses impacts et les mesures correctives avaient été exposées. Sur instruction du Président du Conseil, il ne s’agissait plus seulement de rendre compte, mais surtout de constater, ajuster et agir.

Dans la région de la Kara, la situation du barrage de la Kozah cristallise les inquiétudes. Le niveau de l’eau est tombé à 8 mètres, contre 16 mètres à la même période l’année précédente. Cette baisse spectaculaire a entraîné une chute de la production quotidienne d’eau potable, passée de 11 000 à environ 3 000 mètres cubes. Les villes de Kara, Niamtougou, Défalé, Pagouda, Kétao et Pya en subissent directement les conséquences.

Sur le terrain, Kodjo Adédzé a tenu à souligner la réactivité des autorités. « Des instructions ont été données en matière de mesures urgentes, de mesures à court terme et également à long terme », a-t-il déclaré. Pour le ministre, cette mobilisation est l’expression directe de la vision du Président du Conseil. « Faure Gnassingbé ne pouvait pas être informé de la pression exercée sur les ressources hydriques, susceptible d’entraîner un manque d’eau potable, sans exiger que des équipes soient immédiatement déployées », a-t-il insisté.

Les causes de cette crise sont multiples, mais trouvent leur origine principale dans une sécheresse précoce liée aux dérèglements climatiques. À cela s’ajoute une pression démographique croissante. Avec un taux de croissance de 2,3 % par an et une urbanisation passée de 37,7 % à 43 % entre 2010 et 2022, la demande en eau potable ne cesse d’augmenter au Togo. Les infrastructures existantes, conçues pour une population moindre, sont aujourd’hui mises à rude épreuve.

Pour répondre à l’urgence, plusieurs mesures concrètes ont été engagées. « Il est notamment question de raccorder certains forages existants, à gros débit, au réseau de la TDE », a expliqué Kodjo Adédzé. À ce jour, neuf forages ont déjà été intégrés au réseau après des analyses rigoureuses garantissant la qualité de l’eau. D’autres forages sont en cours de réalisation, avec des résultats jugés prometteurs. « Les débits observés sont importants », s’est réjoui le ministre.

En complément, des camions-citernes assurent la distribution d’eau dans les quartiers les plus touchés. L’armée apporte également un appui logistique, notamment sur des sites stratégiques, illustrant la mobilisation transversale voulue par le Président du Conseil.

Sur le plan social, les premiers effets se font sentir. « Nous avons recueilli des témoignages très encourageants des populations concernant l’amélioration du débit d’eau », a indiqué le ministre, tout en réaffirmant la détermination du gouvernement à un retour rapide à la normale. « Pour le Président du Conseil, il s’agit de joindre l’action à la parole, et c’est exactement ce qui est en train d’être fait », a-t-il martelé.

La mission de supervision, programmée du 7 au 10 janvier 2026, mobilise plusieurs structures : le ministère de l’Aménagement du territoire, celui chargé de l’Eau et de l’Assainissement, la Société togolaise des eaux (TdE) et la Société du patrimoine eau et assainissement (SP-EAU). Des inspections sont prévues à Kara, Mango et Dapaong, avec des évaluations précises des barrages, stations de traitement, châteaux d’eau et forages.

Au-delà de l’urgence, cette action s’inscrit dans une stratégie nationale plus large de sécurisation de l’accès à l’eau potable. Car l’enjeu est vital : l’eau conditionne la santé publique, la cohésion sociale et le développement économique. Sous l’impulsion de Faure Gnassingbé, le gouvernement entend transformer cette crise en levier pour renforcer durablement les infrastructures hydrauliques et garantir, sur l’ensemble du territoire, un accès équitable et pérenne à l’eau potable.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici