Fabrice Ebeh, un Docteur Honoris Causa au service de la lutte anti-corruption 

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Par René DOKOU, le 20 Novembre 2025

(IMPARTIAL ACTU)- Le Togolais Fabrice Kodjo Ebeh, PhD, a été élevé au rang de Docteur Honoris Causa de la Lutte anti-corruption en Afrique le 19 novembre 2025 à Dakar. La distinction lui a été attribuée lors de la deuxième édition de la cérémonie de remise de prix organisée par l’Institut Africain de Recherche Pluridisciplinaire Appliquée (IARPA), basé à Abidjan, et le Centre de Valorisation Professionnelle de Tunis (CVPT).

Une reconnaissance qui honore un parcours entièrement consacré à la promotion de la transparence, à la prévention des risques et au renforcement de la gouvernance sur le continent.

Décerné à des personnalités dont l’œuvre marque durablement leurs domaines d’intervention, le titre de Docteur Honoris Causa constitue la plus haute distinction universitaire. En attribuant ce prestigieux laurier à Fabrice Ebeh, le comité scientifique de l’IARPA et du CVPT salue plus de deux décennies d’engagement continu contre la corruption. Figure montante du secteur, l’expert togolais a bâti sa réputation sur sa capacité à conjuguer plaidoyer, recherche, ingénierie de politiques publiques et stratégies opérationnelles.

Depuis plus de 20 ans, Fabrice Ebeh intervient auprès de gouvernements, d’entreprises et d’organisations internationales pour accompagner l’élaboration de politiques anti-corruption, conduire des diagnostics institutionnels ou établir des cartographies de risques. Son action s’étend également à la formation et au renforcement des capacités, domaines dans lesquels il contribue à professionnaliser des centaines d’acteurs engagés sur le terrain de l’éthique publique. Ce travail de longue haleine, mené souvent dans l’ombre, façonne progressivement des écosystèmes plus exigeants en matière d’intégrité.

La distinction a été remise en clôture du Colloque-Symposium International de l’IARPA et du CVPT, organisé les 18 et 19 novembre à l’Hôtel Azalaï de Dakar, autour du thème : « Innovation et développement durable en Afrique : perspectives multidisciplinaires ». La cérémonie, solennelle et empreinte d’émotion, a rassemblé chercheurs, universitaires, décideurs publics et acteurs de la société civile. Pour les organisateurs, honorer Fabrice Ebeh revient à mettre en lumière l’un des chantiers déterminants du développement du continent : la construction d’institutions robustes et la réduction des pratiques illicites qui entravent l’émergence économique.

La sélection des lauréats du Doctorat Honoris Causa suit un processus strict. Les candidatures sont d’abord proposées par un comité dédié avant d’être examinées par le Conseil de direction de l’IARPA et du CVPT. L’ensemble de la procédure demeure confidentielle jusqu’à la décision finale, garantie d’une reconnaissance fondée exclusivement sur le mérite et l’impact des travaux évalués.

L’IARPA, qui pilote cette distinction, se positionne comme un espace panafricain de recherche appliquée et d’innovation, mobilisant un réseau de plus de 35 professeurs et maîtres de conférences, ainsi que de nombreux praticiens et experts issus de divers horizons. Son partenariat avec le CVPT renforce une vision commune : promouvoir une expertise africaine de haut niveau, orientée vers la résolution de problèmes concrets.

Au-delà de sa formation doctorale à l’Université de Liège et de son DESS en droit des affaires obtenu à l’Université de Lomé, Fabrice Ebeh a multiplié les certifications internationales. Il est notamment qualifié en systèmes de management anti-corruption (ISO 37001), en évaluation des risques de corruption, en élaboration de politiques de prévention et de répression (ONUDC), en protection des lanceurs d’alerte ou encore en action collective contre la corruption. Il est également spécialisé dans la prévention de la corruption dans les marchés publics, un domaine clé de vulnérabilité dans de nombreux États africains.

Expert associé à l’Institut Africain de Gouvernance d’Abidjan et au Centre de formation des professionnels de la justice de Lomé, il siège par ailleurs au Conseil du Forum des Acteurs Non Étatiques de l’Union africaine et au Conseil International du Centre de Lutte Anti-Corruption dans les Infrastructures (GIACC) au Royaume-Uni. Autant de responsabilités qui témoignent de l’influence croissante de son expertise sur la scène africaine et internationale.

Avec cette distinction, Fabrice Ebeh rejoint le cercle restreint des personnalités dont l’engagement contribue à transformer durablement les structures de gouvernance africaines. Un hommage mérité pour un parcours guidé par la rigueur, l’intégrité et la conviction que la lutte contre la corruption demeure l’un des fondements incontournables d’un développement durable et équitable.

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