Par René DOKOU, le 23 Juin 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Malgré ses critiques acerbes à l’égard du processus électoral en cours, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre a choisi de prendre part aux élections municipales prévues le 17 juillet prochain. Une décision qui traduit une stratégie de « résistance dans les urnes », selon les mots de ses responsables.
Le parti ne ménage pourtant pas ses attaques contre la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qu’il juge illégitime et en fin de mandat. L’ANC réclame sa recomposition, l’annulation de ses décisions et dénonce un cadre électoral « fondamentalement biaisé ». Mais elle a néanmoins décidé de se lancer dans la bataille électorale.
Avec 130 fédérations locales couvrant les 117 communes du pays, l’ANC a déposé des listes dans 40 d’entre elles, mobilisant près de 1 000 candidats. Un engagement partiel mais mûrement réfléchi, visant à préserver ses acquis territoriaux et à renforcer son réseau de proximité.
Pour le porte-parole du parti, Éric Dupuy, boycotter serait contre-productif. « Si l’opposition s’abstient, le régime s’en réjouira. Il prendra toutes les communes, et nos espaces d’expression seront encore plus réduits », prévient-il.
L’ANC mise ainsi sur une approche duale : contester le cadre électoral tout en participant activement au scrutin. Ce positionnement vise à maintenir une présence dans les collectivités locales, considérées comme essentielles pour répondre aux préoccupations concrètes des citoyens et porter une opposition vivante sur le terrain.
Un pari risqué, mais qui pourrait permettre au parti de se repositionner stratégiquement en attendant de nouvelles opportunités politiques.
















