Par René DOKOU, le 12 Mars 2026
(IMPARTIAL ACTU) Réuni mercredi 11 mars 2026 sous la présidence du chef de l’État, Faure Gnassingbé, le Conseil des ministres a adopté deux décrets et examiné plusieurs communications portant notamment sur la sécurité, le numérique, la santé et la réforme foncière.
Face à la persistance de la menace terroriste, le gouvernement a décidé de proroger pour douze mois supplémentaires l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes. Initialement instaurée le 13 juin 2022, cette mesure restera donc en vigueur jusqu’au 13 mars 2027.
Sur le plan du numérique, le Conseil a validé le nouveau Plan national d’attribution des bandes de fréquences (PNAF). Ce document stratégique intègre les orientations issues de la Conférence mondiale des radiocommunications 2023 de l’Union internationale des télécommunications, notamment l’identification de nouvelles bandes destinées à la 5G, aux plateformes à haute altitude et aux communications inter-satellites.
Dans le domaine de la santé, les autorités ont officiellement lancé la quatrième Enquête démographique et de santé. Cette étude d’envergure nationale portera sur plusieurs indicateurs clés, notamment la santé maternelle et infantile, la planification familiale, la lutte contre le VIH/sida, la nutrition et les violences domestiques. Les résultats sont attendus en avril 2027.
Le Conseil des ministres a également acté une réforme majeure dans la gestion de la zone franche. La Société d’administration de la zone franche (SAZOF), créée en 1994, sera dissoute afin de rationaliser la gouvernance du dispositif. Ses missions seront désormais intégrées à l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF). Aujourd’hui, la zone franche contribue à environ 7 % du produit intérieur brut et génère près de 19 000 emplois directs.
Enfin, dans le secteur foncier, le gouvernement prévoit la mise en place d’une cellule de gestion chargée de finaliser le projet de réformes foncières sur cinq sites pilotes. Cette décision intervient à la suite de l’arrêt du financement du programme par le Millenium Challenge Corporation (MCC).
















