Budget 2025 : début de l’examen du projet de loi de finances sous le sceau du bicaméralisme

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Par René DOKOU, le 25 Novembre 2025

(IMPARTIAL ACTU)- L’étude du budget national, véritable boussole de la gouvernance financière, s’est ouverte lundi 24 novembre 2025 dans un contexte institutionnel nouveau. Sous la présidence de Son Excellence Professeur Komi Selom Klassou, les parlementaires ont entamé en commission l’examen du projet de loi de finances 2026, en présence des ministres Essowè Georges Barcola (Finances et Budget) et Badanam Patoki (Économie et Veille stratégique).

Pour la première fois depuis l’adoption de la Constitution du 6 mai 2024, l’Assemblée nationale conduit cette étude en collaboration étroite avec le Sénat, marquant l’entrée en vigueur pleine du bicamérisme égalitaire. Le Président de l’Assemblée nationale a insisté sur la responsabilité accrue de la première chambre, appelée à une analyse « rigoureuse et approfondie » avant la transmission du texte au Sénat.

Fondé sur la Constitution, la loi organique relative aux lois de finances et le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, cet examen se veut un exercice stratégique plus qu’un simple vote de chiffres. Il porte, selon S.E. Professeur Klassou, « la vision d’un Togo résilient, solidaire et tourné vers l’avenir ».

Sur le plan économique, le budget 2026 s’appuie sur des indicateurs jugés encourageants : une croissance projetée à 6,5 %, une inflation maîtrisée sous les 3 % bien en dessous des moyennes régionales et un solde budgétaire stabilisé à 3 %. Autant de performances attribuées aux réformes structurelles engagées ces dernières années.

Équilibré à 2 740,5 milliards de francs CFA, soit une hausse de 14,4 % par rapport à 2025, le projet de loi de finances met l’accent sur la mobilisation accrue des ressources internes, la rationalisation des dépenses de fonctionnement et l’achèvement des projets de la feuille de route gouvernementale. Près de la moitié des dépenses publiques sont orientées vers les secteurs sociaux : éducation, santé, agriculture, emploi des jeunes, infrastructures et sécurité.

Le gouvernement comme le Parlement ont, dans ce nouveau paysage institutionnel, la responsabilité partagée d’assurer un processus budgétaire équilibré et transparent. Le Président de l’Assemblée nationale a appelé les députés à mener les travaux « avec assiduité, pragmatisme et sens du devoir », privilégiant l’intérêt général dans un débat qu’il souhaite constructif et responsable.

Ce premier exercice budgétaire mené en binôme avec le Sénat marque ainsi une étape significative dans la consolidation démocratique et la gouvernance publique du pays.

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