Par René DOKOU, le 11 Septembre 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La lutte contre la criminalité numérique vient de franchir une nouvelle étape au Togo. Le 18 août 2026, la Brigade territoriale de gendarmerie d’Afagnan, dans la préfecture du Bas-Mono, a procédé à l’interpellation de trois individus soupçonnés d’appartenir à une organisation de cyberescroquerie opérant sous le couvert de la société QNET.
Une plainte qui déclenche l’enquête
Tout a commencé le 15 août, lorsqu’une victime, revenue au pays après avoir réussi à s’échapper du réseau, a déposé une plainte. Recrutée sous de fausses promesses d’emploi et de voyage, elle raconte avoir été piégée par un stratagème savamment orchestré.
Selon son témoignage, elle aurait rencontré en 2025, via Facebook, un certain N. Mazama-Esso, âgé de 35 ans. Ce dernier, sous prétexte d’une relation sentimentale, aurait progressivement gagné sa confiance avant de lui proposer un emploi au Cameroun. Pour concrétiser cette opportunité, il lui aurait exigé près de 600 000 francs CFA, censés couvrir les frais de voyage et de placement.
Du rêve au cauchemar
Mais au lieu du Cameroun, la victime s’est retrouvée au Nigeria. Là, elle aurait été contrainte de participer aux activités frauduleuses du réseau, notamment en recrutant de nouvelles victimes. Après avoir réussi à s’échapper, elle décide de rentrer au Togo et de saisir la justice.
Les arrestations du 18 août
Les investigations menées par la gendarmerie ont rapidement permis d’identifier et d’arrêter trois personnes :
N. Mazama-Esso, présenté comme l’un des leaders présumés du réseau.
A. Yawavi Françoise, 26 ans.
A. Ablavi Rosine, 23 ans, sœur cadette de la précédente.
Toutes deux sont soupçonnées d’avoir participé activement aux opérations de recrutement.
Un réseau déjà signalé sur les réseaux sociaux
Les trois personnes arrêtées faisaient depuis quelque temps l’objet de dénonciations publiques et d’appels à la vigilance sur Facebook. Plusieurs internautes avaient relayé des témoignages et alertes concernant leurs agissements.
Des complices toujours recherchés
L’enquête ne s’arrête pas là. D’autres membres ou partenaires présumés du réseau, cités comme complices, sont activement recherchés par les forces de sécurité. Les investigations se poursuivent afin de mettre la main sur l’ensemble des acteurs impliqués.
La gendarmerie appelle à la vigilance
Dans son communiqué, la Gendarmerie nationale a tenu à remercier la population pour sa collaboration, rappelant que la lutte contre la cybercriminalité nécessite une vigilance collective. Elle encourage toute personne disposant d’informations utiles à les transmettre aux forces de sécurité.
Un fléau en expansion
La cyberescroquerie, souvent dissimulée derrière des sociétés de marketing ou de pseudo-opportunités d’emploi, constitue aujourd’hui une menace croissante pour les populations. Les autorités togolaises multiplient les actions pour endiguer ce phénomène, qui exploite la crédulité et la vulnérabilité des victimes en quête d’opportunités.
Détermination des forces de l’ordre
La gendarmerie réaffirme sa détermination à combattre toutes les formes de criminalité numérique. Elle insiste sur l’importance de la prévention et de la sensibilisation, afin d’éviter que d’autres citoyens ne tombent dans les pièges de réseaux frauduleux.
















