Par René DOKOU, le 03 Août 2026
(IMPARTIALA CTU)-Depuis juillet 2026, le Togo a franchi une étape décisive dans la régulation de son secteur énergétique. Tous les produits pétroliers distribués sur le territoire sont désormais soumis à un dispositif de marquage fiscal, une mesure présentée comme une arme redoutable contre la fraude et les importations clandestines.
Un secteur fragilisé par la fraude
Le marché des hydrocarbures, vital pour l’économie nationale, a longtemps été miné par la contrefaçon, la contrebande et les détournements. Ces pratiques ont généré des pertes colossales pour les finances publiques et compromis la sécurité énergétique du pays. « Le secteur des hydrocarbures est stratégique pour notre économie, mais il a été fragilisé par trois fléaux », souligne Esso-Wavana Ahmed Adoyi, président de la commission chargée du suivi du programme.
Trois piliers pour sécuriser la distribution
Le système repose sur une architecture innovante :
Marqueur moléculaire : une substance invisible, résistante à la falsification et sans danger pour l’environnement, injectée dans chaque litre de carburant.
Contrôles renforcés : des inspections systématiques, menées à chaque étape de la chaîne logistique, des dépôts aux stations-service.
Plateforme numérique : un outil centralisé qui assure la traçabilité des opérations et permet de détecter rapidement toute tentative de fraude.
Une surveillance permanente
Grâce à ce dispositif, l’État peut désormais suivre en temps réel la circulation des produits pétroliers. Cette traçabilité intégrale garantit non seulement la transparence des transactions, mais aussi une meilleure protection des consommateurs contre les carburants de qualité douteuse.
Un enjeu budgétaire majeur
Au-delà de la lutte contre les pratiques illicites, le marquage fiscal vise à restaurer la confiance dans un secteur stratégique et à renforcer les recettes publiques. Les autorités espèrent ainsi réduire drastiquement les pertes financières et consolider la stabilité économique du pays.
















