Wola-do/Wola-mõ : 27 ans d’un héritage martial et spirituel

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Par René DOKOU, le 30 Juillet 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Né le 30 juillet 1999 au Togo, le Wola-do/Wola-mo s’est imposé au fil des ans comme un art martial unique, mêlant spiritualité, autodéfense et culture. Fruit de la vision du Patriarche Dr WOLAMO-WOLADO KING WOLASIME, aujourd’hui reconnu comme “Numéro Spirituel Zéro”, la discipline séduit par sa rigueur et sa spiritualité. Cette discipline, née sur la terre togolaise, incarne un pont entre le corps, l’esprit et les ancêtres.

Le rituel du SEAL : une communion sacrée

À l’aube du 30 juillet 2026, six maîtres de haut niveau ( Prince Kowouvi Semon Amefia, ceinture noire 8ème dan président du département de lexique du Wola-do Wola-mõ venu de Vogan; Kowouvi Sele Koffi Dansou ceinture noire 8ème dan, président de la section Agro de Wola-do Wola-mõ venu de Zanguéra; Master of Masters Afantolou Pablo Yves Roberts, surnommé “Échelon mystérieux”); WOLAMO WOLADO Joël ceinture noire 6ème dan; Tossou David ceinture noire 3eme dan et de KOWOUVI Zaratou ceinture verte), en présence de Hukporti EYRAM présidente du temple des moines et de Mme Yakobi Akoko présidente du temple du SEAL ont conduit le pèlerinage au SEAL à Abao Kpota, lieu symbolique de l’art. Guidés par le Master of Masters Afantolou Pablo Yves Roberts ceinture noire 8ème dan, surnommé “Échelon mystérieux”, le groupe a accompli ce rituel réservé aux disciples avancés. La cérémonie, marquée par des prières solennelles, visait à purifier les âmes et à honorer les divinités MAWUWO. “Effacez les fautes du passé, ouvrez les portes de la chance, bénissez nos jours”, a invoqué le maître, dans une atmosphère de ferveur impressionnante.

Une célébration sous le signe de la transmission

Le 27e anniversaire du Wola-do/Wola-mo a été lancé par le fils aîné du Patriarche actuellement aux États-Unis, WOLAMO-WOLADO KING THE FIRST, entouré de ses sœurs héritières (WOLAMO-WOLADO QUEEN IV et  WOLAMO-WOLADO QUEEN V). Sous son impulsion, la cérémonie s’est déroulée avec intensité, portée par la direction spirituelle du Master of Masters. Les festivités ont mis en lumière la force de la transmission, entre générations et continents, rappelant que chaque pratiquant est une “note” dans la symphonie universelle imaginée par le fondateur.

Enseignement et pratique sur le SEAL

Au cœur de cette journée, les jeunes disciples ont reçu un enseignement martial et spirituel. Les techniques sacrées Nonomewo (formes), Nigbango (coups de pied) et Nugluma (coups de poing) ont été revisitées dans un esprit de discipline et de maîtrise de soi. Ces exercices, transmis par les maîtres, rappellent que le Wola-do est autant une école de combat qu’une voie de sagesse.

Démonstrations et ferveur populaire

Les pratiquants togolais ont profité de l’occasion pour montrer leur savoir-faire lors de démonstrations spectaculaires. Sous les yeux du Master of Masters, les clubs emblématiques tels que Hukporti Academy ou Temple des Moines ont présenté des séquences de grande intensité. La “marche du patriarche” a symbolisé la bravoure et l’engagement des disciples, confirmant que le Wola-do est une discipline vivante et en constante évolution.

Valeurs inculquées aux jeunes générations

Au-delà des techniques, l’événement a mis en avant les valeurs fondamentales transmises aux enfants et adolescents : respect des parents, engagement scolaire, discipline personnelle et persévérance. Les cadres de l’association ont salué le rôle des familles dans la formation des jeunes pratiquants. “Ces enfants sont l’avenir de notre art martial. Merci aux parents pour leur confiance. Leur soutien est notre socle”, ont-ils affirmé avec conviction.

Une identité culturelle rayonnante

Le Wola-do n’est pas seulement une pratique sportive. Il est devenu un symbole identitaire et culturel du Togo, porté par l’Association Togolaise de Wola-do. Cette organisation, dirigée par Wola-mõ-wola-do King Wolasimé, aujourd’hui reconnu comme “Numéro Spirituel Zéro” œuvre pour la diffusion de la discipline et son rayonnement international. Chaque 30 juillet, la célébration prend des allures de pèlerinage collectif, rappelant que l’art martial est aussi une mémoire vivante.

Le rôle du Patriarche et de ses héritiers

Bien que résidant actuellement aux États-Unis, le Patriarche WOLAMO-WOLADO KING WOLASIME demeure la figure centrale de cette tradition. Ses héritiers, présents lors de la cérémonie, incarnent la continuité de son œuvre. Leur participation active au 27e anniversaire confirme que le Wola-do est une lignée spirituelle autant qu’une discipline martiale.

Une discipline de maîtrise et d’autodéfense

Le Wola-do est reconnu pour ses apports en matière de contrôle de soi, de discipline et d’autodéfense. Les pratiquants y trouvent une voie de transformation personnelle, où la rigueur physique se conjugue à la quête spirituelle. Cette dualité, entre combat et méditation, fait du Wola-do une pratique singulière dans le paysage des arts martiaux mondiaux.

Une date de mémoire et de feu sacré

Le 30 juillet est désormais inscrit comme une journée de mémoire et de feu sacré pour les Wolasime. Chaque célébration est l’occasion de raviver l’esprit fondateur et de réaffirmer l’unité des pratiquants autour de leur héritage. L’édition 2026, marquant les 27 ans de l’art, a confirmé la vitalité de cette discipline et son enracinement dans la société togolaise.

Perspectives et rayonnement international

Avec ses démonstrations, ses rituels et ses enseignements, le Wola-do continue de séduire au-delà des frontières. Les festivités se poursuivent à Lomé au Temple des Moines, dans une ambiance de ferveur et de transmission.

Le Wola-do/Wola-mo, né au Togo il y a 27 ans, est aujourd’hui bien plus qu’un art martial. Il est une philosophie, une identité et une mémoire collective. La célébration du 30 juillet 2026 a rappelé que cette discipline est un héritage sacré, porté par des générations de pratiquants et destiné à rayonner dans le monde entier.

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