Par René DOKOU, le 16 Juin 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Dans les régions septentrionales du Togo, les travaux d’alimentation en eau potable connaissent une avancée notable. Lancés en 2025, ces projets structurants sont pilotés par la Société des Eaux du Togo (SP‑Eau) avec l’appui financier de la Banque mondiale.
Des investissements pour l’avenir
Ils traduisent la volonté des autorités de répondre à une demande croissante en eau potable et de renforcer la résilience des communautés face aux défis sanitaires et démographiques.
Bassar au cœur des réalisations
À Bassar, les chantiers témoignent de l’ampleur des investissements. La construction d’un château d’eau d’une capacité de 10 000 m³ constitue l’élément phare du programme. Trois nouveaux forages de production sont en cours à Kabou, Gandè et Soudou Tchalimdè, tandis que l’ancien réservoir est en cours de réhabilitation. Un réseau de distribution de 17 km est également en construction pour assurer une desserte élargie. Plusieurs ouvrages affichent déjà un taux d’exécution supérieur à 50 %, signe d’une dynamique soutenue.
Une inspection ministérielle
Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Sena Alipui, a récemment conduit une mission d’inspection sur les sites en compagnie d’une délégation de la Banque mondiale. Cette visite a permis de constater l’état d’avancement des travaux et de réaffirmer l’engagement du gouvernement à accélérer la mise en œuvre. Les échanges avec les techniciens et les responsables locaux ont mis en lumière les défis rencontrés, mais aussi les solutions envisagées pour respecter les délais.
Répondre aux besoins des populations
Ces infrastructures ne sont pas de simples ouvrages techniques : elles représentent une réponse concrète aux attentes des habitants du nord du pays. L’accès à une eau potable fiable demeure un enjeu majeur pour la santé publique, la sécurité alimentaire et le développement socio‑économique. En réduisant les risques liés aux maladies hydriques et en améliorant la qualité de vie, ces projets contribuent directement au bien‑être des communautés.
Une stratégie nationale cohérente
Les travaux dans les Savanes et la Kara s’inscrivent dans une stratégie nationale plus large visant à moderniser les réseaux hydrauliques et à garantir une couverture équitable sur l’ensemble du territoire. Le partenariat avec la Banque mondiale illustre la volonté du Togo de mobiliser des ressources internationales pour soutenir ses ambitions. La SP‑Eau, en tant qu’opérateur public, joue un rôle central dans la coordination et la supervision des chantiers.
Perspectives et défis
Si les avancées sont encourageantes, les besoins demeurent considérables. La croissance démographique et l’urbanisation rapide imposent de poursuivre les investissements et d’anticiper les futures demandes. Les autorités envisagent déjà d’étendre les capacités de production et de renforcer les réseaux de distribution pour accompagner le développement régional. La réussite de ces projets dépendra de la continuité des financements, de la rigueur dans l’exécution et de l’implication des communautés bénéficiaires.
Un impact durable
Au‑delà des chiffres et des infrastructures, ces chantiers incarnent une vision de long terme : celle d’un accès universel à l’eau potable. Ils renforcent la confiance des populations envers les institutions et consolident le rôle du Togo comme acteur engagé dans la lutte contre la précarité hydrique. Les réalisations en cours dans le nord du pays constituent ainsi un jalon essentiel vers un avenir plus sûr et plus équitable.
















