Par René DOKOU, le 17 Mai 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Du 12 au 15 mai 2026, Lomé a accueilli un atelier scientifique régional consacré au lancement officiel de l’étude DETAMEV (Déterminants des Maladies Évitables par la Vaccination). Organisée par l’Organisation Ouest‑Africaine de la Santé (OOAS), cette rencontre a mobilisé près de cent chercheurs, doctorants, responsables sanitaires et institutions partenaires venus de plusieurs pays de la CEDEAO.
Une rencontre régionale stratégique
Au‑delà du lancement de l’étude, l’atelier a permis de suivre les projets de recherche financés par l’OOAS et de renforcer les capacités administratives et financières des bénéficiaires.
Une idée née en pleine crise sanitaire
Les responsables de l’OOAS ont rappelé que DETAMEV est l’aboutissement d’une réflexion entamée au cœur de la pandémie de Covid‑19. À l’époque, les échanges portaient déjà sur la nécessité de réorganiser la recherche pour qu’elle serve plus efficacement la décision publique.
De cette réflexion est né un processus structuré : ateliers médico‑centrés, revue des subventions financées, et aujourd’hui un portefeuille de projets appelé à croître. DETAMEV s’inscrit dans cette dynamique visant à produire des données probantes pour orienter les politiques de santé.
Des échanges intergénérationnels fructueux
Dans son allocution de clôture, le professeur Virgile Lokossou, représentant le Directeur général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase Aïssi, a salué la qualité des discussions.
« La voie à suivre pour l’OOAS consiste à créer une corde intergénérationnelle, permettant aux connaissances des aînés de servir de levier aux plus jeunes. C’est précisément ce que nous avons construit ensemble cette semaine », a‑t‑il affirmé.
Pour lui, l’un des acquis majeurs de la rencontre demeure le réseau consolidé entre chercheurs, un socle sur lequel bâtir les financements futurs.
Vers de nouveaux financements et partenariats
Les participants ont également renforcé leurs compétences en gestion des subventions de recherche, un pas essentiel pour l’avenir. Le professeur Lokossou a exprimé son optimisme quant à l’arrivée de nouveaux partenaires, notamment des institutions académiques, ONG et agences des Nations Unies, prêtes à soutenir les travaux et à valoriser les résultats scientifiques produits.
M. Léguizier, avant son départ de Lomé, a formulé un souhait fort : voir ce réseau grandir et attirer de nouveaux chercheurs, afin que les institutions académiques jouent pleinement leur rôle de leviers dans la production et l’utilisation des connaissances.
Lien avec les Objectifs de développement durable
Dans son intervention, M. Diallo a rappelé que l’OOAS inscrit ses actions dans le cadre de l’ODD3 et des autres Objectifs de développement durable. Mais l’organisation regarde désormais plus loin, en mettant en avant ses programmes structurants, notamment la lutte contre le paludisme et le développement de la recherche régionale.
« Nous voulons entretenir cette flamme de motivation et de changement orienté vers l’action. L’année prochaine, nous mesurerons ensemble les progrès accomplis et l’impact réel des pierres que nous posons aujourd’hui », a‑t‑il souligné.
Le Togo salué pour son hospitalité
Au nom du gouvernement togolais, le Dr Abdou Karim, représentant du ministère de la Santé, a exprimé sa gratitude à l’OOAS pour avoir choisi Lomé comme cadre d’accueil de cet atelier. Il a salué la contribution des experts et maîtres, dont les éclairages ont permis d’améliorer la compréhension des mécanismes de gestion des financements.
« Les objectifs assignés à cet atelier ont été pleinement atteints. Je tiens à remercier l’ensemble du personnel de l’OOAS, les experts et les participants pour la qualité de leurs contributions », a‑t‑il conclu avant de déclarer clos les travaux.
Un tournant pour la recherche régionale
Au‑delà des recommandations techniques, l’atelier de Lomé marque un tournant stratégique pour la recherche en santé dans l’espace CEDEAO. En consolidant un réseau intergénérationnel de chercheurs et en renforçant les capacités de gestion, l’OOAS jette les bases d’une coopération scientifique durable.
DETAMEV apparaît ainsi comme un projet phare, porteur d’espoir pour la prévention des maladies évitables par la vaccination et pour l’amélioration des systèmes de santé en Afrique de l’Ouest.
















