Par René DOKOU, le 13 Avril 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a reçu en audience le 26 mars 2026, au palais présidentiel du bord de mer, Mahamadou Bonkoungou, patron du groupe burkinabè EBOMAF. L’entrepreneur était accompagné du ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, pour faire le point sur l’avancement des grands chantiers routiers confiés à son entreprise.
Des axes prioritaires
Les projets en cours concernent plusieurs tronçons stratégiques : Lébamba–Mbigou, Mbigou–Malingou–Molo, Yombi–carrefour Rabi et Rabi–Omboué. Ces infrastructures visent à désenclaver des zones à fort potentiel économique et à dynamiser les échanges commerciaux. Elles s’inscrivent dans une stratégie nationale de modernisation du réseau routier, considéré comme un pilier de croissance et d’intégration territoriale.
Exigence présidentielle
Selon la présidence, ces chantiers constituent un levier essentiel pour renforcer l’attractivité des territoires productifs et améliorer la connectivité nationale. Le chef de l’État a insisté sur l’accélération du rythme d’exécution, tout en exigeant le respect strict des normes de qualité et des délais contractuels. Ce rappel traduit la volonté des autorités de voir ces projets livrés dans les temps, afin de répondre aux attentes des populations et des acteurs économiques.
Contrôle renforcé
À l’issue de la rencontre, Mahamadou Bonkoungou n’a pas fait de déclaration publique. Le ministre des Travaux publics a toutefois annoncé l’envoi imminent d’une mission de contrôle technique. Cette équipe sera chargée d’évaluer la conformité et la qualité des ouvrages, garantissant que les standards exigés par l’État soient respectés.
Des zones d’ombre financières
Si l’engagement politique est clair, les modalités de financement restent entourées d’incertitudes. Des allusions à d’éventuels arriérés de paiement de l’État circulent, alimentant les interrogations sur la soutenabilité financière de ces projets. Malgré ces zones d’ombre, les infrastructures routières demeurent au cœur des priorités gouvernementales, preuve de la détermination des autorités à moderniser durablement le pays.
EBOMAF, acteur central
Le groupe EBOMAF, déjà impliqué dans plusieurs projets routiers en Afrique de l’Ouest et centrale, s’impose comme un partenaire incontournable du Gabon dans le domaine des infrastructures. Sa présence sur ces chantiers traduit une confiance renouvelée des autorités gabonaises, mais aussi une responsabilité accrue pour livrer des ouvrages conformes aux attentes.
Une stratégie nationale
Au-delà des projets en cours, cette rencontre illustre la stratégie du gouvernement gabonais : investir massivement dans les infrastructures pour stimuler la croissance, favoriser l’intégration territoriale et renforcer la compétitivité du pays. Les routes, en reliant les zones enclavées aux grands centres urbains et portuaires, doivent permettre une meilleure circulation des biens, des personnes et des services.
Perspectives
La réussite de ces chantiers conditionnera en grande partie la crédibilité du gouvernement en matière de développement. Elle sera également un test pour EBOMAF, appelé à démontrer son efficacité et son respect des engagements contractuels. Dans un contexte où les attentes sociales sont fortes, l’accélération des travaux apparaît comme une nécessité politique et économique.
















