Tolérance Zéro : les ministres du SWEDD+ unis contre les violences faites aux femmes

0
190

Par René DOKOU, le 09 Avril 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Le 9 avril 2026, la capitale gambienne a accueilli une réunion ministérielle d’une importance majeure dans le cadre du Forum des Premières Dames des pays du projet SWEDD+. Placée sous le signe de la Tolérance Zéro aux Violences Basées sur le Genre (VBG), cette rencontre a marqué une étape déterminante dans la lutte régionale contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Une réunion décisive à Banjul

Autour de la table, les ministres en charge du genre, des affaires sociales et de la protection de l’enfance des pays membres, rejoints par des partenaires stratégiques tels que la CEDEAO, la Banque mondiale, l’UNFPA et l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). Ensemble, ils ont réaffirmé leur volonté de transformer les engagements politiques en actions concrètes.

L’appel de la Gambie

Dans son mot d’ouverture, Fatou S. Kinteh, Ministre du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale de la Gambie, a insisté sur l’urgence de renforcer les réponses nationales face à la persistance des violences. Elle a exhorté les États à une mobilisation coordonnée et durable, soulignant que la lutte contre les VBG ne peut se limiter à des déclarations mais doit s’incarner dans des politiques effectives.

La Banque mondiale : des résultats mesurables

Au nom de la Banque mondiale, Trina Haque, Directrice régionale pour le Développement humain en Afrique de l’Ouest et du Centre, a rappelé l’ampleur des défis. Elle a insisté sur la nécessité de traduire les engagements en résultats tangibles, mesurables et suivis dans le temps. Pour elle, l’efficacité des politiques se jugera à l’impact réel sur la vie des femmes et des filles.

L’UNFPA : prévention et changement social

Edwige Adekambi Domingo, Directrice du Secrétariat Technique Régional SWEDD/UNFPA, a mis en avant l’importance de la prévention et de la prise en charge des survivantes. Elle a souligné que la transformation des normes sociales reste un impératif, appelant à une mobilisation collective pour garantir un avenir meilleur aux jeunes filles et aux femmes.

L’OOAS : une crise de santé publique

Le Dr Felix Agbla, représentant l’OOAS, a rappelé que les violences basées sur le genre sont à la fois une violation des droits humains, une crise de santé publique et un frein au développement. Il a insisté sur la nécessité de passer des engagements aux résultats concrets, en renforçant les systèmes de santé et en soutenant les acteurs de première ligne. Selon lui, l’élimination des VBG est une condition essentielle pour atteindre la couverture sanitaire universelle, l’égalité des sexes et les objectifs de développement durable.

Les ministres africains en première ligne

Les interventions des ministres du Sénégal et de Mauritanie, Maimouna Dieye et Savia Mint N’tahah, ont convergé vers la nécessité de renforcer les cadres juridiques et d’améliorer l’accès à la justice. Elles ont plaidé pour une meilleure coordination institutionnelle afin que les victimes puissent bénéficier de mécanismes efficaces de protection et de recours.

La CEDEAO : coordination régionale

Au nom de la Commission de la CEDEAO, Lilly French, représentante résidente en Gambie, a réaffirmé le rôle central de l’organisation dans la coordination des efforts régionaux. Elle a appelé à une mobilisation collective pour garantir la mise en œuvre effective des engagements pris par les États membres.

Une feuille de route régionale

Sous la présidence du Dr Véronique Tognifodé, Ministre des Affaires sociales et de la Microfinance du Bénin et Présidente du Comité régional de pilotage du projet SWEDD+, les travaux ont abouti à des résultats concrets. Les participants ont adopté une feuille de route régionale, renforcé les mécanismes de suivi et consolidé un cadre d’engagement commun.

Vers une tolérance zéro effective

Cette réunion ministérielle illustre la volonté des pays du SWEDD+ de passer de la parole aux actes. Les engagements pris à Banjul traduisent une détermination collective à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles, en conjuguant les efforts des États, des institutions régionales et des partenaires internationaux.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici