“Nous devons faire en sorte que notre jeunesse puisse être épanouie à travers l’éducation juste et équilibrée”, Dr Sandra Johnson

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Par René DOKOU, le 28 Février 2025

(IMPARTIAL ACTU)- Dr Sandra Johnson ministre, secrétaire général de la présidence de la République, gouverneur du Togo auprès de la Banque mondiale représentant le Chef de l’État, a présidée la mercredi 26 février, la cérémonie de clôture du 1er Forum régional des Organisations de la société civile sur l’éducation de la jeune fille et l’autonomisation de la femme en présence des responsables de l’institution de Bretton Woods. Le forum tenu les 25 et 26 février 2025 à Lomé a été organisé à l’initiative de la Banque mondiale, de la Fondation Brazzaville et du gouvernement togolais.

La rencontre marque ainsi une étape décisive dans la mobilisation des acteurs de la société civile, des décideurs politiques, des experts et des partenaires techniques et financiers pour relever les défis de l’éducation des filles en Afrique.

Les travaux riches en échanges et propositions ont été ouverts par le premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, en présence des membres du gouvernement, du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Ousmane Diagana, des représentants de la Fondation Brazzaville et des organisations de la société civile de vingt-deux (22) pays africains.

Selon Dr Sandra Johnson, les participants ont fait preuve d’une participation active et qui témoigne de l’engagement collectif en faveur de ces thématiques essentielles au développement de nos nations.

Ce forum à en croire ses propos a permis des discussions stratégiques entre les organisations de la société civile, la Fondation Brazzaville et la Banque mondiale, afin de renforcer notre compréhension mutuelle et surtout de définir nos actions sur les enjeux futurs qui caractériseront cette thématique de l’éducation en faveur de notre Jeunesse.

“Le Togo a toujours placé l’humain au cœur de sa politique de développement. Nos efforts en matière d’éducation et d’inclusion économique ont été reconnus par divers rapports mondiaux, dont le dernier en date est celui sur le Développement Humain 2023/2024 du PNUD, qui classe notre pays 1er dans l’UEMOA pour la 5ème fois et 4e dans la CEDEAO derrière le Cap vert, le Ghana et le Nigeria. De même, le rapport Women, Business and Law 2024 de la Banque mondiale, comme l’a rappelé le Vice-président Diagana, positionne le Togo 1er en Afrique sur 53 pays, 19ème au niveau mondial sur 190 pays avec un score global de 97,5 sur 100, dépassant largement la moyenne d’Afrique”, a-t-elle déclaré.

Dans son discours de clôture des travaux, la secrétaire générale de la présidence a souligné que c’est connu par tous que par le passé, l’excellence éducative togolaise a été une référence que le Président de la République voudrait voir se perpétuer davantage. En effet, rappelle-t-elle les diplômes décernés par les universités togolaises étaient comme des passeports crédibles qui donnaient droit à plusieurs facilités dans les universités étrangères notamment en Europe.
“C’est vous dire combien nous approuvons totalement le choix de la Banque mondiale de la thématique portant sur l’éducation en particulier celle des filles et l’autonomisation économique des femmes”, a-t-elle souligné.

Malgré ces avancées, les gouvernants togolais affirment qu’ils en sont conscients que des défis demeurent. C’est pourquoi, précise Dr Sandra Johnson que le Togo doit redoubler d’efforts pour assurer un accès équitable aux ressources, renforcer l’éducation des filles et promouvoir une participation active et accrue des femmes à la prise de décision dans tous les domaines.
“Le gouvernement ne ménagera aucun effort conformément à la vision du Chef de l’État, pour poursuivre et intensifier les réformes en faveur de l’autonomisation des femmes et pour faire du Togo un pays où chaque femme, chaque jeune fille peut rêver, entreprendre et réussir sans entrave”, rassure-t-elle.

Elle indique par ailleurs que l’éducation reste donc la clé́ de ce processus de transformation. Pour elle, il s’agira d’une éducation endogène en phase avec nos réalités à la hauteur de nos ambitions.
“Nous devons inculquer une éducation adéquate basée sur nos valeurs et les réalités africaines pour tirer un maximum de bénéfices inhérents aux richesses qui caractérisent nos communautés. Cependant, la question qui se pose est la suivante : dans un contexte de mondialisation marqué par la poussée de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux, comment devons-nous arrimer cette évolution spectaculaire à nos valeurs et richesses, ce, afin d’éviter que nos jeunes ne soient exposés à des frustrations face à un monde en perpétuelle évolution”, a-t-elle fait comprendre.

“Nous devons faire en sorte que notre jeunesse puisse être épanouie à travers l’éducation juste et équilibrée que nous, parents, sommes appelés à leur donner. Comme un adage africain le dit « l’enfant n’appartient pas seulement à sa famille, mais à toute la communauté”, a-t-elle ajouté.

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