Par René DOKOU, le 07 Avril 2026
(IMPARTIAL ACTU)- L’Assemblée nationale du Togo a ouvert, mardi 7 avril 2026, sa première session ordinaire de l’année, conformément à l’article 12 alinéa 1er de la Constitution de la Ve République. La cérémonie, empreinte de solennité, a été présidée par le professeur Komi Sélom Klassou, Président du Parlement, en présence de plusieurs délégations africaines venues du Bénin, de la République centrafricaine, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Mauritanie, de la République démocratique du Congo, du Sénégal et du Tchad.
Dans son allocution, le Président Klassou a placé cette rentrée « sous le signe de l’audace et de l’espérance », invitant les députés à un engagement renouvelé au service de la nation.
Trois mois de travaux législatifs
Après la période d’intersession, les élus retrouvent l’hémicycle pour trois mois de débats et de délibérations. Treize projets de loi sont inscrits à l’ordre du jour. Ils sont actuellement étudiés au sein des commissions permanentes avant leur passage en plénière, selon la procédure de la navette parlementaire.
Cette session s’annonce dense, avec des textes touchant des secteurs stratégiques : innovation, environnement, culture, finances et coopération internationale.
Les textes prioritaires
Parmi les projets de loi soumis à l’examen figurent :
Le développement de l’écosystème d’innovation au Togo, destiné à stimuler la recherche et l’entrepreneuriat technologique.
La création et la gestion des aires protégées, pour renforcer la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles.
La protection du droit d’auteur, des droits voisins et des expressions du folklore, afin de valoriser le patrimoine culturel et artistique national.
Le projet de loi uniforme relatif au contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieures des États membres de l’UEMOA, visant à harmoniser les pratiques régionales.
L’adhésion du Togo à plusieurs conventions internationales, notamment celles liées à la lutte contre la pollution, à la protection de l’environnement marin et à la sécurité nucléaire.
Ces textes traduisent une volonté d’ancrer le pays dans une dynamique de modernisation, de protection de l’environnement et de consolidation de ses engagements internationaux.
Innovation et environnement au cœur des débats
Le projet de loi sur l’écosystème d’innovation illustre l’ambition du gouvernement de faire du Togo un hub technologique en Afrique de l’Ouest. Il prévoit des mesures incitatives pour les start-up, la mise en place de pôles de recherche et l’encouragement des partenariats public-privé.
De son côté, la loi sur les aires protégées répond à l’urgence écologique. Face aux menaces de déforestation et de pollution, elle entend instaurer un cadre juridique solide pour la conservation des espaces naturels, tout en favorisant l’implication des communautés locales.
Culture et coopération internationale
La protection du droit d’auteur et du folklore est une avancée majeure pour les artistes et créateurs togolais. Elle vise à garantir une rémunération équitable et à préserver les expressions culturelles traditionnelles, souvent menacées par la mondialisation.
L’adhésion à des conventions internationales marque également une étape importante. Elle témoigne de la volonté du Togo de renforcer sa coopération avec la communauté internationale, notamment dans les domaines de l’environnement et de la sécurité.
Formation et renforcement des capacités
Au-delà des débats législatifs, des séances de formation sont prévues pour les députés. Elles permettront de renforcer leurs compétences en matière de légistique, de contrôle parlementaire et de diplomatie parlementaire. Cette démarche traduit une volonté de professionnaliser davantage l’action des élus et d’améliorer la qualité des travaux parlementaires.
Une session sous le signe de l’espérance
Cette rentrée parlementaire s’annonce donc riche en activités et en enjeux. Les treize projets de loi à l’étude reflètent les priorités nationales : innovation, environnement, culture et intégration régionale. Ils traduisent aussi une volonté de répondre aux défis contemporains, en inscrivant le Togo dans une dynamique de progrès et de coopération.
En plaçant cette session « sous le signe de l’audace et de l’espérance », le Président Klassou a donné le ton : les députés sont appelés à conjuguer rigueur et vision pour faire de cette législature un levier de transformation nationale.
















