Eau potable : Lomé renforce son réseau

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Par René DOKOU, le 11 Août 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Garantir un accès sûr et continu à l’eau potable demeure l’un des défis majeurs du Grand Lomé. La croissance démographique et l’urbanisation rapide accentuent la pression sur les infrastructures existantes. Face à cette réalité, les autorités ont lancé la deuxième phase du Projet d’amélioration de l’alimentation en eau potable de Lomé (AEP Lomé 2), une initiative stratégique qui mobilise 9,84 milliards de FCFA.

Des financements internationaux

Ce programme bénéficie du soutien financier de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Union européenne. Leur appui traduit la reconnaissance internationale de l’importance sanitaire et sociale de l’accès universel à l’eau. Les fonds permettront de renforcer la production, le stockage et la distribution dans l’ensemble de l’agglomération.

Objectifs chiffrés et ambitieux

La finalité est claire : accroître la capacité de production de 15 000 m³ par jour. Pour atteindre ce seuil, cinq châteaux d’eau seront construits dans des zones stratégiques : Zossimé, Alinka, Logoté/Sagbado, Attiégou et Dangbessito. À Attiégou, l’un des ouvrages est déjà opérationnel, avec une capacité de 400 m³, améliorant sensiblement la desserte de plusieurs quartiers.

Extension des réseaux

Au-delà des châteaux d’eau, le projet prévoit la réalisation de nouveaux forages et la construction de conduites d’adduction. Certains réseaux de distribution seront étendus afin de connecter les nouvelles ressources aux infrastructures existantes. Ces interventions permettront d’atteindre plus de 200 000 habitants supplémentaires, réduisant ainsi les disparités d’accès entre les zones urbaines et périurbaines.

Travaux déjà réalisés

Plusieurs chantiers sont en cours ou achevés. À Agoè-Nord, à l’EPP Kotokoli Zongo et à Zossimé, des améliorations ont été apportées pour renforcer l’alimentation en eau. Ces actions concrètes traduisent la volonté de répondre rapidement aux besoins pressants des populations locales.

Stockage et distribution optimisés

Le renforcement du stockage constitue un axe majeur. Les châteaux d’eau, véritables réservoirs de sécurité, facilitent la régulation de la distribution et garantissent une continuité de service, même en période de forte demande. Cette organisation permet de stabiliser l’approvisionnement et d’éviter les ruptures dans les zones sensibles.

Dimension sanitaire et sociale

L’accès à l’eau potable ne se limite pas à une question d’infrastructure. Il s’agit d’un enjeu de santé publique. La consommation d’eau non traitée expose les populations à des maladies hydriques telles que le choléra ou la typhoïde. En améliorant la qualité et la disponibilité de l’eau, le projet contribue directement à la réduction des risques sanitaires et à l’amélioration des conditions de vie.

Contrôle de la qualité

Un laboratoire moderne d’analyse a été mis en service au centre de traitement de Cacavéli. Il permet de vérifier la conformité de l’eau distribuée et de surveiller les eaux usées. Ce dispositif scientifique garantit un suivi rigoureux et renforce la confiance des usagers dans la qualité du service fourni.

Une réponse durable

La combinaison de trois leviers – augmentation de la production, amélioration de la distribution et contrôle de la qualité – constitue la clé d’une réponse durable aux besoins du Grand Lomé. Le projet ne se limite pas à une expansion quantitative ; il intègre une dimension qualitative indispensable à la santé et au bien-être des habitants.

Perspectives

À terme, l’AEP Lomé 2 devrait transformer le paysage de l’approvisionnement en eau dans la capitale. En élargissant la couverture et en modernisant les infrastructures, il place Lomé sur la voie d’une gestion plus résiliente et équitable des ressources hydriques. Les résultats attendus dépassent le cadre technique : ils touchent directement la vie quotidienne de centaines de milliers de personnes.

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