Médiation africaine : Lomé trace de nouveaux horizons

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Par René DOKOU, le 10 Juin 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Le 8 juin, la capitale togolaise a accueilli la réunion semestrielle d’évaluation du processus de médiation africaine sur la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs. Cette rencontre, présidée par Faure Essozimna Gnassingbé, Médiateur de l’Union africaine et Président du Conseil, a rassemblé les membres du Collège des facilitateurs de l’UA, ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales engagées dans la recherche de solutions durables.

Des progrès reconnus depuis janvier

Le chef de l’État togolais a mis en avant les avancées enregistrées depuis la précédente réunion tenue en janvier à Lomé. Celle-ci avait marqué une étape importante dans la consolidation du processus de paix et la cohérence des actions diplomatiques. « Nous avons franchi une étape décisive en structurant davantage l’architecture de la médiation africaine. Cette rencontre illustre notre volonté commune d’améliorer l’efficacité de notre action et de rapprocher les parties vers une paix durable », a affirmé Faure Gnassingbé, insistant sur la nécessité de maintenir l’élan.

Une évaluation globale du conflit

Les travaux ont permis de dresser un état des lieux de la situation sécuritaire et politique dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs. Les participants ont analysé les efforts diplomatiques déployés depuis janvier, tout en identifiant les défis persistants. L’objectif était de mesurer l’impact des initiatives entreprises et de définir de nouvelles orientations pour renforcer la médiation.

Décisions immédiates et plan d’action

Dans cette perspective, plusieurs mesures concrètes ont été adoptées. Les facilitateurs ont convenu d’ajuster leurs plans de travail et de mettre en place, dans un délai de quinze jours, un plan opérationnel destiné à améliorer la coordination interne entre le Bureau du Médiateur et les différentes parties prenantes. Cette feuille de route vise à accroître l’efficacité du processus et à donner une nouvelle impulsion aux efforts de paix.

La nécessité d’une utilité démontrée

Le Président du Conseil a rappelé que la crédibilité de la médiation africaine dépend de sa capacité à produire des résultats tangibles. « Si nous ne prouvons pas notre utilité, au-delà de notre appartenance à ce continent, nous n’atteindrons pas les objectifs fixés », a-t-il martelé, soulignant l’importance de l’engagement collectif et de la complémentarité des initiatives en cours.

Une dynamique inclusive

La réunion a également mis en lumière la participation active des organisations régionales et internationales, ainsi que des acteurs locaux. Cette diversité d’intervenants reflète la volonté de bâtir une approche inclusive, capable de répondre aux multiples dimensions du conflit. Les échanges ont montré que la médiation africaine ne peut réussir qu’en s’appuyant sur la convergence des volontés et la synergie des actions.

Lomé, capitale de la médiation

En accueillant cette rencontre, Lomé confirme son rôle de plateforme diplomatique majeure en Afrique. La ville s’impose progressivement comme un lieu de dialogue et de concertation, où se dessinent les contours d’une paix régionale. La présence du Médiateur de l’Union africaine et l’implication des facilitateurs renforcent cette image de capitale de la médiation.

Vers une consolidation du processus

Au terme des discussions, les participants ont réaffirmé leur détermination à poursuivre les efforts engagés. La réunion de juin marque une étape supplémentaire dans la structuration du processus de médiation et ouvre la voie à une meilleure coordination pour le second semestre. Les décisions prises traduisent une volonté claire : transformer les engagements politiques en actions concrètes et rapprocher les parties vers une solution durable

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