Par René DOKOU, le 1er Avril 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le 31 mars 2026, Conakry a accueilli l’ouverture officielle de l’atelier régional de concertation consacré à l’élaboration du cadre stratégique d’élimination du paludisme dans l’espace CEDEAO. La cérémonie a été présidée par le Directeur général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), le Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, en présence des délégations des États membres.
Cet atelier marque une étape décisive dans la lutte contre une maladie qui demeure l’un des principaux défis de santé publique en Afrique de l’Ouest. Les participants, venus des différents pays de la CEDEAO, sont réunis pour harmoniser leurs approches et définir une feuille de route commune.
Le paludisme, un fardeau persistant
Malgré des avancées notables en matière de prévention et de traitement, le paludisme continue de peser lourdement sur les populations ouest-africaines. Chaque année, des millions de cas sont enregistrés, avec des conséquences sanitaires, sociales et économiques considérables.
Dans son allocution, le Dr Aïssi a rappelé l’urgence d’intensifier les efforts :
« Le paludisme demeure l’un des défis majeurs de santé publique dans notre région. C’est pourquoi l’OOAS, en coordination avec les États membres de la CEDEAO, s’engage résolument à réduire de manière significative le fardeau de cette maladie. »
Vers une stratégie régionale unifiée
Les travaux de Conakry portent sur plusieurs axes prioritaires :
Renforcement des capacités nationales : appuyer les systèmes de santé pour une meilleure prévention et prise en charge.
Harmonisation des politiques : aligner les stratégies nationales afin d’assurer une cohérence régionale.
Accélération des programmes : intensifier la distribution de moustiquaires imprégnées, la sensibilisation communautaire et l’accès aux traitements efficaces.
L’objectif est de bâtir un cadre stratégique qui servira de référence commune à l’ensemble des pays de la CEDEAO, en tenant compte des spécificités locales mais avec une vision partagée.
Un espace de dialogue et de coopération
Au-delà des aspects techniques, l’atelier constitue un lieu privilégié de concertation. Les représentants des États membres échangent sur leurs expériences, partagent les bonnes pratiques et identifient les obstacles à surmonter. Cette dynamique collective vise à renforcer la solidarité régionale et à créer une synergie durable dans la lutte contre le paludisme.
Les discussions mettent également en lumière l’importance de la mobilisation communautaire et du partenariat avec les acteurs internationaux. La réussite de cette stratégie dépendra autant de l’engagement politique que de la participation active des populations.
Une vision pour l’avenir
En lançant ce processus à Conakry, l’OOAS et la CEDEAO affichent une ambition claire : parvenir à une Afrique de l’Ouest libérée du paludisme. Les décisions prises lors de cet atelier devraient tracer la voie vers une réduction significative de la mortalité et de la morbidité liées à la maladie.
Le défi est immense, mais la volonté politique et la coopération régionale offrent des perspectives encourageantes. L’atelier de Conakry s’inscrit ainsi comme un jalon essentiel dans la construction d’une réponse coordonnée et durable.
La rencontre de Conakry illustre la détermination des pays ouest-africains à unir leurs forces contre le paludisme. En élaborant un cadre stratégique commun, la CEDEAO et l’OOAS posent les bases d’une action concertée qui pourrait transformer durablement la santé publique dans la région.
Avec cette initiative, l’Afrique de l’Ouest se donne les moyens de progresser vers un avenir où le paludisme ne sera plus une fatalité, mais un souvenir d’un combat collectif mené avec persévérance et solidarité.
















