Par René DOKOU, le 16 Mai 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Au Togo, le réseau routier représente bien plus qu’un simple moyen de transport : c’est une véritable colonne vertébrale du développement économique et social. Conscient de cet enjeu, le gouvernement togolais a fait de l’entretien et de la modernisation des routes une priorité nationale. Grâce à une politique d’infrastructures volontariste, le pays s’engage dans une transformation progressive mais tangible de son réseau routier.
Des travaux visibles et réguliers
Chaque année, des programmes d’entretien sont élaborés et mis en œuvre sur toute l’étendue du territoire. Ces interventions comprennent la réfection des chaussées, le curage des caniveaux, ainsi que la remise en état des ponts et ouvrages de franchissement. Ces efforts permettent non seulement d’améliorer la fluidité de la circulation, mais aussi de renforcer la sécurité routière et de désenclaver de nombreuses localités, souvent isolées.
La Société autonome de financement de l’entretien routier (Safer), joue un rôle central dans ce processus. En parallèle, des entreprises locales sont impliquées dans les travaux, une approche qui stimule l’économie nationale et crée des emplois directs et indirects.
Un bilan impressionnant en 2024
L’année 2024 a été marquée par un bilan plus que positif : 2 384,41 kilomètres de routes nationales entretenus à travers le pays. Ce chiffre reflète un engagement fort des autorités dans le renforcement des infrastructures. La région des Plateaux arrive en tête avec 753,91 km de routes entretenues, suivie de près par la région maritime (554,65 km) et la région de la Kara (551,86 km).
Cet entretien massif du réseau permet une meilleure circulation des biens et des personnes, renforce l’accès aux services sociaux de base, notamment dans les zones rurales, et favorise le développement des échanges commerciaux.
Des perspectives ambitieuses pour 2025
Le gouvernement ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Pour l’année 2025, 1 595 km de routes nationales sont prévus pour l’entretien. Encore une fois, la région des Plateaux bénéficiera d’une attention particulière avec 552,10 km ciblés, suivie par la région maritime (315,30 km) et la région de la Kara (259,50 km).
Les régions Centrale et Savanes ne sont pas en reste, avec respectivement 252,60 km et 215,50 km inscrits au programme. Ces efforts visent à assurer une couverture équilibrée du territoire, en tenant compte des spécificités régionales et des besoins des populations.
Vers plus de routes bitumées
L’accent est également mis sur les routes bitumées, essentielles pour une circulation plus rapide et plus sûre. En 2024, 39 km de routes bitumées ont été construits ou entièrement réhabilités. Une progression significative est attendue pour 2025, avec un objectif de 124,45 km de routes bitumées supplémentaires. Les projets les plus importants sont situés dans la région de la Kara (65,15 km), la région Centrale (55,3 km) et Lomé-Commune (4 km).
Des retombées concrètes pour les populations
Les améliorations du réseau routier ont des effets directs et mesurables sur la vie des citoyens. Les routes en bon état facilitent l’accès aux hôpitaux, aux écoles, aux marchés et aux centres administratifs. Elles réduisent également les coûts de transport et le temps de trajet, favorisant ainsi une meilleure productivité et une inclusion sociale accrue.
Un levier pour l’économie locale
Au-delà de l’amélioration de la mobilité, le secteur routier constitue une source importante d’emplois. Les travaux d’entretien mobilisent des centaines d’ouvriers, d’ingénieurs et d’entrepreneurs locaux. Cette stratégie contribue à faire du secteur des travaux publics un moteur de croissance économique, tout en renforçant les capacités des acteurs nationaux.
Une dynamique à poursuivre
Le défi pour les années à venir réside dans la pérennisation de cette dynamique. Il faudra maintenir un bon niveau de financement, renforcer les partenariats public-privé, et intégrer davantage les nouvelles technologies pour optimiser la gestion et le suivi des infrastructures.
Le réseau routier togolais reprend
véritablement des couleurs. Par une politique volontariste et des actions concrètes, le Togo avance vers un système de transport plus efficace, sécurisé et inclusif. Ces efforts traduisent une volonté politique forte et une vision claire : faire de la route un véritable moteur de développement pour tous.
















